juin 14, 2024

L’Afrique du Sud compte sur son expérience pour résoudre les conflits africains  

Il fonde toutefois ses espoirs sur l’expérience du pays en matière de maintien et de consolidation de la paix depuis son accession à l’autonomie.

Le président Ramaphosa a écrit à son retour de la 36e session ordinaire de l’Assemblée des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine (UA) qui s’est tenue dans la capitale éthiopienne, Addis-Abeba.

L’Afrique du Sud préside le Conseil de paix et de sécurité de l’UA pour ce mois de février.

L’une des réunions convoquées et présidées par l’Afrique du Sud à Addis-Abeba portait sur la situation sécuritaire en République démocratique du Congo (RDC).

Ramaphosa s’est dit préoccupé par le fait que le conflit ne montre aucun signe d’apaisement, le dernier cycle de violence étant alimenté par la résurgence du M23, le groupe armé que l’on pensait avoir été démantelé en 2013.

« Nous ne pouvons qu’être émus par la terrible situation humanitaire en RDC et horrifiés par l’ampleur de la violence qui se déchaîne sur les populations civiles, en particulier sur les femmes et les filles », a noté le président.

Il a toutefois exprimé son espoir dans l’expérience de l’Afrique du Sud qui s’est déjà engagée activement dans les efforts de consolidation de la paix en RDC.

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« Pour mettre fin à ce conflit, nous devons nous attaquer à ses causes profondes, parmi lesquelles l’exploitation illégale des ressources minérales et la concurrence entre les pays de la région des Grands Lacs », a proposé M. Ramaphosa.

L’Afrique du Sud a appelé à la reprise du dialogue, à la désescalade des tensions entre les parties belligérantes et au retrait de tous les groupes armés étrangers.

M. Ramaphosa a également noté les changements anticonstitutionnels de gouvernement en Guinée, au Mali, au Burkina Faso et au Soudan. Tous ces États membres restent suspendus de l’UA.

Il y a aussi l’implication de combattants étrangers, de groupes armés et de mercenaires dans les conflits africains, ainsi que la montée du terrorisme et de l’extrémisme violent en Somalie, dans la région du Sahel et dans le nord du Mozambique, qui constituent également de graves menaces pour la stabilité du continent.

Ramaphosa a rappelé que depuis l’avènement de la démocratie en 1994, l’Afrique du Sud a joué un rôle actif dans les efforts de l’ONU et de l’UA au Burundi, en Éthiopie-Érythrée, au Liberia et au Darfour.

Son pays est le 15e plus grand contributeur de personnel en uniforme parmi les États membres de l’ONU, et le sixième plus grand contributeur de femmes soldats de la paix.

« Nous restons déterminés à mettre à profit notre expérience en matière de négociation, de dialogue politique et de rétablissement de la paix pour soutenir les personnes qui, ailleurs sur le continent, sont en proie à un conflit ou en pleine transition », a déclaré M. Ramaphosa.