juin 21, 2024

Les quatre personnes accusées d’avoir suspendu l’effigie de Vinicius ont été remises en liberté – Monde – Sports

Vinicius Junior

Vinicius Junior du Real Madrid salue les spectateurs avant le match de football de la Liga espagnole entre le Real Madrid et le Rayo Vallecano au stade Santiago Bernabeu de Madrid, Espagne, mercredi 24 mai 2023. La photo est disponible à l’adresse suivante AP

Un juge espagnol a interdit aux quatre personnes de tenter de communiquer avec Vinicius. Ils ont également reçu une ordonnance restrictive temporaire leur interdisant de se rendre dans une zone d’un kilomètre autour du stade et des installations d’entraînement de Madrid et de s’approcher à la même distance de tout stade de football entre quatre heures avant et quatre heures après un match du championnat d’Espagne.

Le communiqué du tribunal précise que les quatre personnes font également l’objet d’une enquête pour avoir tenté de porter atteinte à l’intégrité morale de Vinicius. Il ajoute que les quatre personnes ont choisi de ne pas répondre aux questions du juge lors de leur première comparution, conformément à leurs droits constitutionnels.

L’incident de l’effigie s’est produit le 26 janvier, avant le derby entre le Real Madrid et l’Atletico Madrid.

Mais ce n’est que mardi que la police a procédé aux arrestations, dans un contexte de tumulte public qui a englouti l’Espagne à la suite du dernier épisode d’insultes raciales à l’encontre de Vinicius.

La police a également arrêté mardi trois personnes accusées d’avoir proféré des insultes racistes à l’encontre de Vinicius lors d’un match samedi à Valence au stade de Mestalla, dont certaines parties des tribunes seront fermées pour les cinq prochains matches. Ces trois personnes ont également été remises en liberté.

Vinicius, 22 ans, qui est noir, a fait l’objet de railleries racistes répétées depuis qu’il est arrivé en Espagne il y a cinq ans, en provenance de son Brésil natal.

En Espagne, les crimes de haine sont généralement punis d’un à quatre ans de prison, tandis que les crimes contre l’intégrité morale d’une personne sont punis de six à 24 mois derrière les barreaux.