Accueil / A la une / Meurtres des manifestants: le gouvernement s’explique

Meurtres des manifestants: le gouvernement s’explique

Après les violences qui ont fait 101 victimes en Guinée, à l’occasion des manifestations de l’opposition républicaine, des membres du gouvernement ont conjointement animé un point de presse ce vendredi 09 novembre, dans les locaux du Ministère de la Justice.

Les ministres de la justice, Cheick Sacko, de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, Bouréma Condé, de l’Information et de la Communication Amara Somparé et de la Sécurité et de la Protection civile Alpha Ibrahima Keira, se sont à tour de rôle, exprimés sur les violences enregistrées en Guinée ces dernières semaines.

Sur le plan judiciaire, le ministre d’Etat en charge de la Justice et Garde des Sceaux, Cheick Sako a décliné les dispositions prises par son administration.

« Le droit de manifestation est un droit constitutionnel et personne ne peut nier cela. Mais dans tous les pays, la manifestation, elle est encadrée et il y a d’autres règles à respecter. Il se trouve que pendant ces manifestations, il y a des faits de violences graves qui entraînent des blessés graves et des morts à la fois de la part des manifestants mais aussi de la part des forces de l’ordre. Il y a donc des victimes des deux côtés(…) Je voudrais dire solennellement que chaque fois qu’il y a mort d’hommes dans notre pays, la justice fait son travail. Quand une information est ouverte, il appartient à la fois au magistrat instructeur mais également aux parties de faire diligence« , affirme Me Cheick Sako.

Pour sa part, le ministre de la Sécurité et de la Protection civile a indiqué que les cas de morts enregistrés, sont anodines. Il a aussi décliné des dispositions prises la veille des manifestations.

« Je peux vous affirmer sans risque de me tromper que les cas malheureux de mort d’hommes enregistrés lors des opérations de maintien d’ordre menés par les unités de police sont des cas anodins dont nous ne connaissons pas encore les auteurs. Mais pour pouvoir les identifier, nous travaillons d’arrache-pied pour le faire et nous souhaitons que la collaboration soit une collaboration étroite et sans complaisance (…) Chaque fois que nos hommes doivent intervenir sur le terrain dans le cadre du maintien de l’ordre, il y a une inspection qui est entreprise pour fouiller tous les agents un à un, vérifier dans les véhicules qui les transportent s’il n’y a pas d’armes létales, même les armes blanches sont interdites« , indique Alpha Ibrahima Keira.

Parlant des accusations selon lesquelles, se sont les membres d’une même ethnie qui sont visés, le ministre de l’administration du territoire s’inscrit en faux.

Lamine Komah

à voir aussi

Violences en Guinée: l’état-major des armées condamne l’attitude de certains correspondants de presse (Communiqué)

Le chef d’Etat-major général des Armées constate avec regret l’attitude de certains correspondants de presse …

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*