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Grève des enseignants: Kassory Fofana durcit le ton

Interrogé dans l’émission Grandes Gueules de Radio Espace, le Premier Ibrahima Kassory Fofana a adopté un ton peu conciliant à l’égard du syndicat des enseignants. Il prévient que le gouvernement va sévir, contre ceux qui voudront empêcher les autres de se rendre dans les écoles.

Ibrahima Kassory Fofana a prévient Aboubacar Soumah, de refreiner ses élans de gréviste, faute de quoi dit-il, il va tomber sous le coup de la justice.

« Je m’étais rendu à Tanènè pour demander à El Haj Sekouna de faire asseoir notre frère Aboubacar Soumah pour lui demander d’arrêter et lui donner des conseils. Ce n’est pas à un fils de la Basse-côte de conduire une grève qui paralyse le pays. Ça me fait mal que ce soit un des nôtres qui brave le pouvoir. Et pourtant, il a été reçu par le président de la République. Ils ont parlé. Et après, il se comporte autrement. Ce n’est pas un comportement d’un fils de la Basse Côte. Chez nous, c’est la reconnaissance, la bonne éducation et le respect…Il agit aujourd’hui comme il veut. Il est temps de le freiner sur ce mauvais chemin. Sinon, demain quand il sera frappé par la loi, il ne faudrait pas que les parents viennent  me voir », prévient Kassory Fofana.

Il a aussi mis en garde, tout syndicaliste qui tentera d’empêcher les élèves ou les enseignants de se rendre à l’école.

« Nous n’avons menacé personne. Nous sommes dans un Etat de droit. Il appartient à un travailleur d’aller en grève. C’est son droit. Mais il ne lui appartient pas d’empêcher les autres d’aller au travail. Ce n’est pas normal. Si nous constatons les syndicalistes grévistes empêcher ceux qui ne sont pas pour la grève d’aller en classe, le gouvernement va sévir. Il sera ferme contre tous ceux qui vont empêcher les enseignants d’aller en classe dispenser des cours aux élèves », dit-il.

Évoquant la menace des syndicalistes, de prendre la liste des enseignants accusés de traîtrise, Kassory Fofana dénonce des syndicalistes terroristes.

« Nous allons mettre de l’ordre. Nous respectons les droits des uns et des autres. Mais il y a des limites. Quand un syndicat menace de prendre la liste des enseignants qui ont répondu présents en classe, je me demande c’est quel syndicalisme ? C’est du terrorisme syndical ou quoi ? Nous n’accepterons pas. Qu’un syndicat prenne tout un secteur en otage ou encore tout un pays », préciset-il.

Lamine Komah

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