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Massacre du 28 septembre: 9 ans après, les victimes attendent toujours

L’association des victimes, parents et amis du 28 septembre 2009, a commémoré ce vendredi, la 9ème année de ce massacre survenu au stade de Conakry. S’était au siège de l’AVIPA à Koloma, en présence du chef de la délégation de l’Union Européenne en Guinée et des associations de défense des droits de l’homme.

La cérémonie a débutée par la lecture du Saint Coran à la mémoire des victimes. A cette occasion, la présidente de l’association a au nom des victimes, réclamé justice.

« Nous attendons avec impatience ce procès. Lorsqu’on a clôturé l’instruction, s’était en décembre 2017. Quatorze inculpations, quinze témoignage et plus de cent-trente auditions de victimes, ont permis de conclure une avancée significative de ce dossier avec la mise en place du comité de pilotage. C’est le lieu pour nous, de demander l’ouverture dans les meilleurs délais du procès tant attendu, pour qu’enfin, justice soit rendue aux victimes. Ca pris du temps pour mettre en place un comité de pilotage. On estime qu’on va y arriver », déclare Asmaou Diallo, présidente de l’AVIPA.

La présidente reste optimiste pour la tenue d’un procès, mais les victimes des atrocités, souffrent toujours, clame-t-elle.

« Les victimes continuent à souffrir, les victimes sont malades et pour avoir des soins, c’est vraiment compliqué« , avoue-t-elle.

Malgré les avancées significatives dans ce dossier, le président de la FIDH réclame la tenue du procès, le plus rapidement possible.

« Il faut qu’une date soit donnée, et que ce procès puisse se tenir en 2019 le plus rapidement possible. Car les victimes aujourd’hui, attendent que justice soit rendue« , soutient Florent Gel.

Me Idrissa Traoré de la Fédération Internationale des droits de l’homme (FIDH), a demandé aux victimes, ne pas baisser les bras.

« Je voudrais demander à l’ensemble des victimes, de rester persévérantes. Nous avons déjà fait un long parcours, ce n’est pas le moment de baisser les bras. Il faut que nous soyons tous obstinés pour qu’enfin, le procès puisse s’ouvrir et que nous arrivions à faire le deuil « , dit-il.

Lamine Komah

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