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Reprise des négociations sur les 8 millions: le SLECG revient avec une nouvelle exigence

Reprise des négociations entre le SLECG (Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée) et le gouvernement ce jeudi 27 septembre. A cette occasion, le SLECG a introduit une nouvelle exigence.

Il s’agit de lever le gèle des salaires des 11148 enseignants retrouvés mais non fictifs. Au sortir de la rencontre, c’est le président de la commission de négociations du SLECG, Oumar Tounkara, qui a fait le compte rendu à la presse.

« Le Bureau exécutif national du SLECG a constaté avec amertume que les salaires de 11 148 enseignants ont été gelés. Nous demandons à la partie gouvernementale qu’avant d’aborder les autres préalables de bien vouloir revirer les salaires des enseignants. C’est une préoccupation des enseignants et il faut que le salaire soit reviré. C’est-à-dire ceux qui sont au billetage aient leur salaire et que ceux qui ont leur salaire domicilié au niveau des banques aillent prendre leur argent à la banque. Les représentants du gouvernement sont allés rencontrer les autorités pour prendre la décision parce que nous avons dit que le revirement des salaires est une exigence du syndicat…Aujourd’hui nous n’avons pas abordé la question relative à un salaire de base de 8 millions pour les enseignants. Parce que ce qui fait le souci majeur des enseignants aujourd’hui, c’est le revirement de leurs salaires. Le gouvernement a voulu que les gens soient payés au billetage. Nous nous sommes opposés catégoriquement, nous leur avons dit que la même manière qu’ils ont gelés les salaires, c’est la même manière qu’ils doivent encore procéder au revirement. Pour le moment, c’est un avis de grève qui est lancé. Si nous ne nous entendons pas autour d’un salaire de base de huit millions de francs guinéens pour enseignants, une grève générale illimitée sera déclenchée le 3 octobre. Alors, que ce contrôle soit un stratagème pour le gouvernement, nous aussi, nous avons notre stratégie. Que chacun affûte ses armes »,lance le syndicaliste Oumar Tounkara.

Pour sa part, l’inspecteur général du travail, Alya Camara, a invité les deux parties, à tenir compte des évènements à venir. Notamment la rentrée scolaire et les festivités de l’an 60 de l’indépendance. Cependant, il a fait comprendre que les délégués du gouvernement, ont pris bonne note de la nouvelle exigence du SLECG.

« Nous avons invité les deux parties à inscrire ces discussions dans une double dynamique. D’abord, nous sommes à l’orée de la célébration de l’indépendance nationale de notre pays et ensuite, nous sommes aussi l’orée de l’ouverture prochaine des classes. Donc, nous avons demandé aux deux parties de tenir compte de ces deux événements extrêmement importants pour notre pays. Et comme certainement le représentant du SLECG nous a déjà indiqué, un nouveau point a fait son entrée dans le débat. Il s’agit du gèle du salaire ou du dé-virement du salaire d’un  certain nombre d’enseignants. Sur cette question, le gouvernement a pris note… », déclare Dr Alya Camara.

Les négociations se poursuivront demain vendredi 28 septembre à 10h, au ministère de la fonction publique.

Kadiatou Sow

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