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L’audition des 3 journalistes de Nostalgie reportée au 01 octobre

Convoqués à la Direction nationale de la police judiciaire (DNPJ), les 3 journalistes de la radio Nostalgie se sont rendus ce jeudi 27 septembre. Ibrahima « Lincoln » Soumah, Sidi Diallo et Thierno Madjou Bah, tous des animateurs de l’émission « Africa2015 », sont poursuivis par une femme pour « diffamation et injures ».

Leur audition a été reportée au lundi 01 octobre, à la demande de leur avocat Me Salifou Béavogui. Ce dernier a relevé un vice de procédure.

« Dans la plainte, le motif de la convocation n’était pas indiqué. Donc arrivé,  nous avons su le motif. C’est une particulière, une citoyenne dont  je vais taire le nom  pour le moment qui a saisi le Procureur de la République  d’une plainte pour diffamation, injureMonsieur  le Procureur  a transmis le dossier à la police et en indiquant que la police doit suivre la loi sur la liberté de la presse. Vous savez que les délits de presse  sont dépénalisés  et que les peines applicables sont des peines d’amandes  et que la détention est exclue. Sauf dans quelques cas rares. Lorsqu’il s’agit des atteintes, d’offense au Chef de l’Etat, lorsqu’il s’agit par exemple  des atteintes à la sûreté de l’Etat aussi  peut-être, le juge d’instruction  peut recourir à la détention. Sinon en la matière, la détention n’est pas prévue« , a indiqué l’avocat.

L’avocat a aussi regretté des deux poids deux mesures, dans le traitement des dossiers des journalistes. Il relève, que la justice ne se montre prompt, que quand un journaliste est accusé et nonchalante quand il faut le défendre.

« Dernièrement, les journalistes sont souvent convoqués devant les juridictions du pays à la suite de plaintes déposées par des particuliers ou hauts commis de l’Etat. Pendant ce temps, il est difficile pour eux d’obtenir justice dans des cas de violences dans l’exercice de leur profession… Quand un journaliste commet une infraction, rapidement on le convoque, rapidement la machine judiciaire est en branle. Mais lorsque c’est un journaliste  qui a été violenté, qui a été injurier, qui a été humilié  dans l’exercice de sa  noble profession, on traîne les pas. Donc il y a le deux poids deux mesures que je ne comprends pas », clame Me Salifou Béavogui.

Toutefois, l’avocat rassure, que les 3 journalistes ne sont pas interdit d’exercer leur métier, de même que l’émission.

Alareny Bah

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