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Cour constitutionnelle: l’OGDH s’inquiète « on est en train de faire sauter un verrou… »

L’Organisation Guinéenne de Défense des Droits de l’Homme (OGDH), s’est prononcée ce lundi 17 septembre, sur la tentative de destitution du président de cette institution. S’était à l’occasion d’une conférence de presse à la Maison de la presse, L’ONG Mêmes Droits pour Tous –MDT et le Barreau de Guinée, étaient également représenté à cette conférence.

C’est la toute première sortie de l’ONG de défense des droits de l’homme. L’OGDH dénonce une violation flagrante de la Constitution guinéenne.

« Il s’agit de défendre la légalité. Nous avons intérêt à ce que la légalité soit préservée, à ce que les institutions de la République fonctionnent correctement. Si la Cour constitutionnelle se fourvoie elle-même,  je me demande où est-ce qu’on ira. Vous savez les décisions de la Cour constitutionnelle sont  sans recours. Il faut éviter sur la base de cela que des membres de la Cour s’arrosent des droits qu’ils n’ont pas », soutient le Bâtonnier de l’ordre national des avocats, Me Mohamed Traoré, présent à la rencontre.

Le président de l’OGDH, ne comprend pas que 8 des 9 conseillers de la Cour, se liguent contre le président de l’institution. Pour Elhadj Malal, l’heure est grave.

« Il y a un problème sérieux parce que huit sur neuf conseillers ont destitué le président. Ce que nous ne comprenons pas, c’est que 8/9 se coalisent contre lui seul. Ce qui nous préoccupe, en tant que défenseurs des droits de l’homme, c’est le fait qu’on est en train de faire sauter ce verrou important de la démocratie. Et ça, nous ne pouvons pas nous taire, nous constatons qu’il y a un phénomène de domestication des institutions« , déclare-t-il.

Prenant la parole, Me Frédéric Loua président de l’ONG Mêmes Droits pour Tous, a soutenu que l’arrête de destitution de Kèlèfa Sall, frise le délit en écriture publique.

« D’abord, il est dit que c’est l’arrêt numéro 001, c’est comme si au courant de cette année la cour constitutionnelle n’avait pris aucun autre arrêt. Alors qu’en février, la cour avait pris un arrêt sur l’installation de la haute cour de justice, donc la numérotation est manifestement fausse… Deuxièmement, ils ont dit que l’arrêt a été rendu avec l’assistance de Me. Kaba, le greffier en chef. Ce qui en vérité est faux. Parce que le greffier en chef n’a jamais assisté à une telle audience, la preuve en est que même si vous voyez l’arrêt, il n’a pas signé l’arrêt. Ce comportement frise le délit de faux en écriture publique, infraction prévue par les dispositions de l’article 585 de notre Code pénal. C’est pourquoi, nous dénonçons, cette entreprise cavalière« .

Pour finir, l’OGDH invite la société civile à mener des actions concrètes, pour faire respecter la loi.

Al Bang’s

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