mercredi 26 septembre 2018
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« Pas d’ouverture des classes tant que les 8 millions ne sont pas négociés… », prévient Aboubacar Soumah

Assemblée générale extraordinaire du Syndicat libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG), ce mardi 11 septembre. A cette occasion, les syndicalistes ont pris une importante décision. Cette décision fait suite à la dernière déclaration du Premier ministre, Kassory Fofana qui avait estimé qu’aucune négociation n’était envisageable autour des huit millions et la mise en place un autre syndicat la semaine dernière à Kindia.

Le SLECG a donc décidé, que la rentrée scolaires n’est pas possible, jusqu’à ce que les 8 millions soient négociés et obtenus.

« Considérant la déclaration du Premier ministre, Monsieur Kassory Fofana, considérant également les dispositions que le gouvernement est en train de prendre à travers la mise en place d’une structure syndicale uniquement installée pour défendre les intérêts du gouvernement et non des travailleurs, l’ensemble des structures à la base à travers le bureau exécutif national du SLECG, nous décidons qu’il n’y aura pas d’ouverture des classes en République de Guinée tant que les huit millions ne sont pas négociés et obtenus à la satisfaction de la revendication de l’ensemble des enseignant de la République de Guinée« , a déclaré Aboubacar Soumah.

Le secrétaire général du SLECG demande aux parents d’élèves et aux élèves, de comprendre leur position qui va dans le sens de la qualification du système éducatif guinéen.

« A tous les parents d’élèves et à tous les élèves de bien vouloir comprendre notre position qui va dans le sens de la qualification du système éducatif guinéen. Les parents nous ont demandé de bien vouloir accepter que les examens nationaux se tiennent, nous avons accepté leur demande. Vous savez dans quelles conditions ces examens se sont déroulés. Mais aujourd’hui, le gouvernement se trouve incapable de satisfaire à nos revendications. Or, les enseignants guinéens estiment aujourd’hui que nous ne saurions plus continuer à vivre dans cette pauvreté que nous avons supportée depuis la proclamation de l’indépendance guinéenne« , lance Aboubar Soumah.

Cette autre déclaration, intervient à quelques semaines de la rentrée scolaire prévue le 3 octobre. Les négociations restent suspendues.

Lamine Komah

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