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Manifestations sociales: l’OGDH dénonce « l’usage excessif de gaz toxiques »

L’organisation Guinéenne de défense des Droits de l’Homme et du Citoyen (OGDH), était en conférence de presse ce lundi 6 août, à la maison de la presse. Les responsables de l’organisation a donné leur position, sur la décision d’interdire les manifestations de rue en Guinée.

Dans une déclaration lu lors de la rencontre, l’OGDH condamne avec énergie, l’interdiction du gouvernement, de manifester sur toute l’étendue du territoire guinéen. Ele dénonce aussi, l’utilisation de gaz toxiques dans l’encadrement des manifestation de juillet dernier.

« L’OGDH déplore et condamne fermement cette interdiction systématique et générale du droit de manifestation. Sans oublier l’usage disproportionné de la force lors des manifestations du 03 juillet, tant à l’égard des forces sociales de Guinée, que du mouvement syndical guinéen. De nos jours, un nombre important de manifestants sont alités suite à l’usage excessif de gaz toxiques », dénonce Elhadj Malal Diallo président par intérim de l’OGDH.

Le vice-président de l’institution, Elhadj Mamadou Malal Diallo, s’inquiète des conséquences de cette interdiction sur l’avenir de la démocratie guinéenne.

« Le fait qu’on interdise les manifestations à Conakry par le gouverneur alors qu’elles étaient autorisées par les maires, qui territorialement sont habilités à le faire, sur l’étendue de Conakry est un fait grave. Plus grave, nous avons appris par voie de presse que le ministre de l’Administration du Territoire a pris un acte pour interdire toute manifestation sur l’ensemble du territoire national. Cela nous a dit qu’on est parti sur une lancée  si on ne vous (presse, ndlr) avertit pas, si vous ne nous aidez pas à avertir les opinions nationale et internationale sur cette dérive, nous risquons un jour de nous réveiller avec la nouvelle que la Constitution est suspendue et les institutions  de la République aussi sont suspendues « , prévient Elhadj Malal Diallo.

L’OGDH met également en garde, ces personnes qu’ils qualifient d’expert en violation des droits de l’hommes, à la disposition de systèmes répressifs.

« Il y a en Guinée des personnes qui ont acquis une véritable expertise dans la violation des droits de l’Homme. Et cette expertise, ils la mettent volontiers, à la disposition de tout système qui se présente et qui voudrait s’ancrer dans la violation des droits de l’homme », prévient Elhadj Malal.

Au cours de cette conférence de presse, l’OGDH invite le gouvernement guinéen, à garantir aux citoyens la jouissance du droit constitutionnel de manifestation et que tout contrevenant, soit jugé et condamné devant les tribunaux.

« le rôle et la mission régalienne de l’Etat, c’est d’encadrer les manifestations, les meetings et les réunions publiques. l’OGDH en appel pour qu’il veille à ce que les actes réglementaires contraires à la constitution ne s’appliquent pas aux populations et que ceux qui, par extension de zèle, s’évertuent à violer la constitution, soient traduits en justice« .

L’OGDH invite également les forces sociales et syndicales, à agir dans le respect de la loi et de s’abstenir de toute violence.

Lamine Komah

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