mercredi 12 décembre 2018
Accueil / A la une / Échec au Bac: « ils ne veulent pas envoyer les élèves dans les universités privées », dixit Aboubacar Soumah

Échec au Bac: « ils ne veulent pas envoyer les élèves dans les universités privées », dixit Aboubacar Soumah

Face à la presse ce mardi 24 juillet, Aboubacar Soumah le secrétaire général du SLECG, le syndicat libre des enseignants cherceurs de Guinée, s’est prononcé sur l’échec enregistré au baccalauréat unique cette année.

Le syndicaliste accuse le gouvernement de délibérément faire échouer ces candidats au baccalauréat, dans le but de na pas les orienter dans les universités privées.

« En science sociale, il y a eu 47% d’admis, en science expérimentale, 37,39%, en mathématiques, 37,60%. Donc toutes options confondues, 41,11%. Donc les enfants ont mieux travaillé qu’en 2017. Ils ont appliqué la formule du concours au lieu d’appliquer la formule du baccalauréat. Ils ont fait échouer des élèves, parce qu’il n’y a pas de places dans les universités publiques et ils ne veulent pas envoyer les élèves dans les universités privées« , accuse Aboubacar Soumah.

Accusé par le gouvernement d’être à la base de cet échec au baccalauréat, le secrétaire général du SLECG répond.

« Les causes de ce faible pourcentage sont entre autres: le retard de la tenue des ateliers régionaux, la précipitation dans l’organisation des examens nationaux, le manque d’écart entre les différents examens nationaux et de repos dans leur déroulement, la diffusion tardive de la note de service désignant des surveillants, faite à dessein pour en éliminer d’autres, la diminution du nombre de surveillants, de correcteurs, de secrétaires alors que l’effectif des candidats a augmenté pour cette année, les choix  des personnes qui ne sont pas enseignants pour la supervision et pour le secrétariat, le manque de cahiers de brouillon, le retard dans l’acheminement des sujets dans les centres, l’absence de certains délégués, la sélection de certains correcteurs alors qu’ils n’évoluent pas dans les classes d’examens, la politisation des examens par militantisme et par clanisme en lieu et place des enseignants, l’usage massive des téléphones dans les salles de classe. Le nombre de correcteurs, déclaré supérieur à celui existant », explique t-il.

Le syndicat des enseignants exige du gouvernement, la publication des vrais résultats du baccalauréat unique. Il invite les parents d’élèves, à vérifier pour avoir d’ample informations.

Laïla Bah

à voir aussi

La directrice du nouveau département « TOUT AFRIQUE » de L’AFD en Guinée du 11 au 13 décembre

Conakry, le 10 décembre 2018. Du 11 au 13 décembre,  Rima le Coguic, Directrice du …

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*