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Prix du carburant: le gouvernement compte sur le sens du compromis des guinéens

Le ministre en charge des Hydrocarbures et ses collègues du Commerce, du Budget et du Travail étaient face à la presse ce mardi 03 juillet 2018. Ils ont donné des explications, sur l’augmentation du prix du carburant, intervenue le 30 juin.

Diakaria Koulibaly, le ministre des Hydrocarbures explique que l’Etat n’avait pas d’autre choix que d’augmenter le prix du carburant, compte tenu de ses engagements avec les partenaires financiers.

« D’octobre 2017 à juin 2018, l’Etat à renoncé à 750 milliards dans la subvention du carburant. A partir du mois de juillet, on était face à un blocage. Toutes les lignes qui servaient de matelas à l’Etat pour être généreux avec une politique sociale, étaient épuisées. Mais au-delà, on a aussi des engagements avec nos partenaires financiers. Quand vous partez vers les partenaires financiers, ils n’ont pas de problème à vous accompagner, ils vous demandent ce qui est connu de tout le monde : la mobilisation de vos ressources internes. En adéquation avec ses engagements, l’Etat n’avait pas d’autre choix que d’augmenter le prix à partir du 1er juillet « , explique le ministre des Hydrocarbures.

Le ministre des hydrocarbures a toutefois précisé, que le gouvernement est prêt à discuter avec la classe syndicale autour des mesures d’accompagnement à envisager après la hausse du prix du carburant.

« On est tous d’accord que quand le prix du carburant change, les autres prix aussi changent. Il est important que l’Etat et ses partenaires sociaux se mettent ensemble pour convenir de mesures d’accompagnement« , précise Diakaria Koulibaly.

Diakaria Koulibaly dit compter sur le sens du compromis du guinéen, pour résoudre cette crise.

« Le guinéen a le sens du consensus, du compromis. On a toujours réussi à parvenu à résoudre des problèmes. Je n’ai pas de doute que le gouvernement et acteurs sociaux se mettront ensemble pour s’entendre sur des mesures d’accompagnement. Ce n’est pas la peine de créer la psychose auprès de nos populations. Il y aura de compréhension« , assure t-il.

De son côté, le ministre du Budget, Ismael Dioubaté, a ajouté que cette augmentation devait se situer entre 11 500 et 12 000 Gnf.

« L’augmentation devait se situer entre 11.500 et 12 mille francs guinéens pour atteindre l’équilibre. Mais on s’est battu pour le maintenir à 10 mille francs guinéens. Comme le ministre du travail l’a dit, les pourparlers ne se sont jamais interrompus avec les partenaires sociaux. Mais la logique économique est là », ajoute le ministre.

Lamine Kôma

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