mercredi 17 octobre 2018
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Sékou Resco Camara, Nouhou Thiam devant la barre

L’ancien gouverneur de la ville de Conakry sous la transition, Sékou Resco Camara et Nouhou Thiam sont poursuivis pour racisme, ethnocentrisme, régionalisme, crime et délit dans l’exercice de leurs fonctions. Ce  lundi 23 avril, ils étaient au tribunal de première instance de Dixinn, à la suite d’une plainte de l’OGDH, la FIDH.

Ils sont accusés d’arrestation arbitraire de jeunes qui auraient attaqués le cortège du général Sékouba Konaté le président de la transition d’alors. Le commandant Sékou Resco Camara a nié tous les faits qui lui sont reprochés. Il affirme être dans la commune de Matoto au moment des faits. Selon lui, ces jeunes avaient déjà été conduit à l’Escadron N°2 de Hamdallaye, quand lui est arrivé.

« On m’a appelé pour me dire que le cortège du président a été attaqué. Je suis venu trouver que des jeunes avaient été arrêtés à l’escadron numéro 2 de Hamdallaye. J’ai trouvé De Gaulle à l’entrée de l’escadron avec des jeunes dont certains étaient déshabillés . Il m’a expliqué les faits. J’ai dit que même si le cortège présidentiel a été attaqué, je m’en vais quand même supplier le président pour la libération de ces jeunes. Je suis allé voir le présidentJe l’ai trouvé avec Tibou. Je lui ai demandé de supplier le président d’ordonner la libération des jeunes. Il ne voulait pas mais le ministre Tibou est intervenu. Je suis revenu à la gendarmerie pour dire à De Gaulle que le président a donné son accord pour la libération des jeunes. Il n’a pas accepté de les libérer. J’ai téléphoné au président, mais il n’a pas décroché mon appel. J’ai dû passer par un autre élément de la garde présidentielle pour parler avec le président. Sur place, De Gaulle a reçu un appel, et il a dit : ‘’ ordre reçu ! ’’ Dès qu’il a dit cela, j’ai quitté. Je ne sais pas maintenant s’il les a immédiatement libérés ou s’il l’a fait après. Ce qui s’est passé après, je ne sais plus« , a déclaré le commandant Resco Camara au juge du tribunal de première Instance de Dixinn.

Le juge Mangadouba Sow a décidé du renvoi de l’affaire au 25 juin 2018.

 

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