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UFDG: Cellou Dalein dénonce les condamnations arbitraire de ses militants

A l’assemblée générale de l’UFDG ce samedi 14 avril, le président du parti a longuement dénoncé ce qu’il qualifie d’injustice, à l’égard des militants de son parti. Selon Cellou Dalein Diallo, plusieurs responsables de son parti et des policiers assurant sa sécurité ont été injustement jugés, condamnés par la justice guinéenne.

Il dénonce aussi, le refus des autorités de la place, à installer les élus de son parti, dans les communes urbaines et rurales où ils ont été élus.

« Vous vous souviendrez depuis le 3 avril  2011, Mme. Traoré, Yari Biriqui, Mariétou, Salématou Soumah qui sont toutes du comité national des femmes du parti, ont été arrêtées, maltraitées, jugées et condamnées. Parce que simplement, ces femmes étaient à l’aéroport pour accueillir leur président. Les militaires qui étaient officiellement affectés pour ma protection entre les deux tours et qui n’avaient jamais été rappelés, ceux qui avaient été rappelés étaient partis,  ceux qui n’avaient pas été rappelés ont continué de garder ma maison et le jour de mon arrivée, ils étaient à l’aéroport. Ils ont été interpelés, jugés, condamnés, radiés de notre armée injustement. Il n’y a pas de pire injustice ?

 

Lorsqu’on a constitué les délégations spéciales à Kerouané, Komi Touré a été nommé vice-président de la commune par un arrêté du ministre de l’intérieur. Le RPG a dit qu’il ne peut pas être installé. Comme il est de l’UFDG, il n’a qu’à aller au Fouta s’il veut siéger dans une délégation spéciale. L’arrêté du ministre a été signé en novembre 2015. Mais c’est seulement en février 2017 qu’il a été installé. A Banankoro également, jusqu’à présent, Mara n’a pas été installé dans ses fonctions de vice-président de la délégation. J’ai appelé le ministre pour lui demander d’intervenir afin que son arrêté soit respecté, jusqu’à présent, il n’a pas été installé.

A Linsan, 25 de nos militants sont détenus à la prison de Kindia parce qu’on a estimé que l’UFDG ne doit pas diriger la commune de Souguéta. Et pourtant on a écrasé le RPG à Linsan. Des résultats ont été affichés. On a été monté des extrémistes la nuit pour aller s’attaquer aux boutiques des commerçants présumés être des militants de l’UFDG, simplement parce qu’on a gagné les élections. Des maisons ont été aussi saccagées. Le lendemain on arrête les militants de l’UFDG. Aucun militant du RPG  n’a été arrêté. 

C’est la même chose à Kalenko, sauf qu’il y a eu des morts là-bas. Après le dépouillement, l’UFDG était à la tête. Les gens du RPG n’étaient pas contents et la nuit ils ont attaqué les boutiques des militants de l’UFDG. Le lendemain, il y a eu une revanche peut être disproportionnée, avec plus de dégâts. Le lendemain on arrête les militants de l’UFDG, 53 au total, pour les mettre en prison. C’est eux qui sont emprisonnés à Faranah(…).

Aujourd’hui, nous avons à Dubréka, à Koundara, à Faranah, à Conakry, à Kindia, partout, des militants  qui sont emprisonnés. Nous sommes solidaires de tous.»

Laïla Bah

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