Accueil / A la une / Ports de Conakry: Vincent Bolloré convoqué par des juges français
French businesman Vincent Bollore (C), chairman and CEO of the investment group Bollore and president of the supervisory board of French multinational mass media conglomerate Vivendi, attends the presentation of the Bretagne Prize (Prix Bretagne - Prix Breizh) literary award on June 26, 2017 in Paris. / AFP PHOTO / Zakaria ABDELKAFI

Ports de Conakry: Vincent Bolloré convoqué par des juges français

Plusieurs dirigeants du groupe Bolloré, dont Vincent Bolloré lui-même, seront bientôt entendus par la justice, à la demande des juges parisiens Serge Tournaire et Aude Buresi, habitués des grandes enquêtes politico-financières, alors que le groupe est soupçonné d’avoir facilité l’arrivée de chef d’États africains en échange de concessions portuaires.

Vincent Bolloré, PDG de Bolloré, va être prochainement auditionné par des magistrats du pôle financier concernant une enquête en cours concernant les activités du groupe industriel en Afrique, rapporte ce jeudi le magazine Challenges.

Selon l’hebdomadaire, qui ne cite pas ses sources, la justice soupçonne des dirigeants de la société d’avoir utilisé le groupe de communication Havas, alors contrôlé par Bolloré, pour faciliter l’arrivée au pouvoir de dirigeants africains afin d’obtenir en contrepartie des concessions portuaires.

Selon Challenges, plusieurs dirigeants de Bolloré, dont Vincent Bolloré lui-même, devraient être entendus « prochainement » à la demande des juges Serge Tournaire et Aude Buresi.

Les ports de Conakry et Lomé au cœur de l’affaire

La justice s’intéresse notamment aux conditions de reprise par le groupe Bolloré de la concession du port de Conakry en Guinée, où Alpha Condé, conseillé par Havas, a remporté les élections, en novembre 2010, puis a éjecté manu militari le concessionnaire du port de Conakry, Nécotrans, pour confier le marché à Bolloré. Et le Togo où le président Faure Gnassingbé, qui a lui aussi bénéficié du conseil d’Havas, a attribué la gestion d’un terminal à conteneur de Lomé à l’industriel français, juste après son élection en 2010, précise le magazine.

Personne n’était joignable dans l’immédiat dans l’entourage de Vincent Bolloré, également premier actionnaire et président du conseil de Vivendi, pour un commentaire.

Une perquisition avait été menée en avril 2016 au siège du groupe Bolloré à Puteaux (Hauts-de-Seine) dans le cadre de cette enquête.

Avec Challenge et Ouest-France

à voir aussi

La HAC annule l’accréditation du correspondant de RFI en Guinée

La Haute Autorité de la Communication (HAC), annule l’accréditation en cours de validité de notre …

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*