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Sit-in des femmes de l’opposition: ce n’est que partie remise

Initialement prévu ce mercredi 21 mars, le sit-in des femmes de l’opposition a été interdit par le gouverneur de la ville de Conakry. Mathurin Bangoura a déclaré que les délais requis n’ont pas été respectés. Mais ce n’est que partie remise déclare la présidente des femmes de l’opposition Maïmouna BAH.

Très tôt ce matin, les forces de l’ordre ont été massivement déployés, pour barrer la route aux femmes de l’opposition. Le sit-in est interdit pour non respect des délais. Une décision qui a choqué la présidente des femmes de l’opposition.

« Le sit-in était maintenu jusqu’à ce matin. Malheureusement, hier nuit, on a eu un drame, il y a eu une famille proche à certains membres de notre organisation. On a été  choqué par cela. Qu’à cela ne tienne, on devait faire notre sit-in à 9h, mais à partir de 6h, ils ont tenu le pont 08 novembre, les femmes n’ont pas pu accéder et il n’y avait que les femmes de Kaloum qui étaient mobilisées et beaucoup de nos responsables n’ont pas pu venir à l’heure. Donc, très malheureusement, on n’a pas pu faire le sit-in. Quant à  la marche des femmes de la mouvance, elle est autorisée ».

Elle reconnait toutefois, que la procédure n’a pas été respectée. Mais que ce n’est que partie remise.

« Nous sommes d’accord que nous n’avons pas respecté la procédure. Mais on s’était dit que tous les jours passés, il y avait des manifestations, personne n’a demandé une autorisation. La manifestation des femmes, c’était une manifestation spontanée. Hier encore on a tiré sur une femme. Ils veulent qu’on attende alors que eux, ils n’attendent pas. Tous les jours on tue quelqu’un dans ce pays« .

Maïmouna Bah regrette cependant « qu’on ne parle de loi, de principes et de règles que quand il s’agit de l’opposition. Les rues de Kaloum sont actuellement pleines de femmes de la mouvance, là leur marche est autorisée », dénonce t-elle.

Les femmes de l’opposition républicaine préviennent, que tant que des gens mourront à la suite de manifestation, elles ne s’arrêteront pas.

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