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Inhumation des 4 militants tuées: « il faut qu’on mette fin à ça », dit Dalein

Le parti UFDG a procédé ce lundi 19 mars, à l’enterrement des victimes des dernières violences politiques en Guinée. Les 4 victimes, Boubacar Barry, Mamadou Saïdou Diallo, Mamadou Baïlo Diallo et Mariam Bah ont tous été tués par balles le mercredi 14 mars dernier.

Prenant la parole, le chef de file de l’opposition Cellou Dalein Diallo, a fustigé le silence des autorités guinéennes, à la suite de ces assassinats.

« On tue, on paralyse, on emprisonne les militants de l’UFDG, injustement, arbitrairement, il faut qu’on mette fin à ça. Le gouvernement ne s’est jamais impliqué, il n’a même jamais cru prononcer une sanction administrative aux responsables de la police ou de la gendarmerie, parce qu’on devait les mettre en demeure pour que le lendemain on retrouve les coupables, parce que les ordres sont repartis en terme de responsabilité, mais nous n’avons entendu aucune suspension, rien de tout ça n’a été fait encore moins une compassion, c’est devenu insupportable pour les Guinéens », lance Cellou Dalein Diallo.

S’exprimant sur le cas Boubacar Barry, le corps du jeune expulsé de l’hôpital Ignace Deen, Cellou Dalein prédit la fin du régime Alpha Condé.

« Lorsqu’on a ôté la vie à un citoyen, on a violé son droit le plus important. Pourquoi ce silence ? Pourquoi cette indifférence d’Alpha Condé, de son gouvernement et de sa justice ? Comment peut-on expliquer cela ? C’est par la haine ? Comment peut-on expliquer qu’on extrait de la chambre froide le corps de Boubacar Barry ? Un mort ? Mais c’est ce hakkè qui va emporter Alpha Condé. On ne doit pas faire la guerre à un mort », dit-il.

Il a invité les militants de son parti à s’armer de courage et à ne pas céder à l’intimidation, pour bouter le régime Condé dehors.

« Il faut que vous vous armiez du courage. Il pense qu’il va nous intimider. Il ne va pas nous intimider jusqu’à ce que notre pays soit libéré, jusqu’à ce que le pays soit un pays où les principes démocratiques et les droits de l’homme sont respectés », dit-il.

Ces victimes ont été inhumées au cimetière de Bambéto dit cimetière des martyrs.

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