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Urgent: les propositions du Gouvernement rejetées par le syndicat

A l’issue de l’assemblée générale des enseignants ce samedi 10 mars, le syndicat libre des enseignants viennent de rejeter les propositions du Gouvernement. Les syndicalistes affirment que la grève continue pour le moment.

C’est le deuxième secrétaire général adjoint du SLECG qui a rendu compte des négociations engagées avec le gouvernement. Oumar Tounkara a fait part aux centaines d’enseignants venus pour la circonstance, des propositions du gouvernement.

« Aux termes d’amples négociations entre le gouvernement et le syndicat, le salaire du camarade général Aboubacar Soumah qui était suspendu, a été levéC’est vrai, c’est un droit. Comme ce droit a été suspendu ou bloqué, il l’a obtenu et nous nous en félicitons. Vous savez, il y avait trois points, la levée du salaire d’Aboubacar Soumah, le paiement intégral des 40% avec effet rétroactif et ouverture d’un couloir de négociation sur les 8 millions de francs comme salaire de base.

Après plusieurs jours de négociations, nous sommes parvenus aux résultats suivants :En ce qui concerne les 40%, nous avons dit, redit à toutes les fois que nous avons été interrogés, que les enseignants les réclament avec effet rétroactif et qu’il n’est pas négociable. Il faut rappeler que les 40% sont un acquis depuis 2007. Donc, dit-il, c’est un vieil acquis. C’est pourquoi ce point est non négociable. Nous l’avons dit au gouvernement et plus d’une fois. Les porte-paroles du gouvernement à travers le ministre de l’Unité Nationale et de la Citoyenneté, Gassama Diaby nous a fait des propositions. Parmi les 40%, 10% seront donnés au mois de mai. Dix autres pour cent à l’ouverture prochaine des classes et les derniers 10% en janvier 2019….

Dans la salle des négociations, j’ai pris la parole en votre nom. On ne peut ni lever ni suspendre la grève sans se référer à vous. Nous avons convoqué cette assemblée générale afin que les enseignants se déterminent autour de cette question en toute liberté, sans contrainte, sans influence, sans aucune ascendance de qui que ce soit par rapport à notre destin. Nous ne devons pas agir différemment par rapport à notre destin commun. Notre conscience nous interpelle, notre pauvreté nous interpelle, notre situation économique nous interpelle. Au regard de toutes nos conditions de vie et de la précarité dans laquelle nous vivons, notre droit est de nous déterminer. Mais comme on ne doit pas croquer pour celui qui a des dents, on a jugé utile de vous appeler. Est-ce que cette proposition requiert votre assentiment ? »

Les grévistes ont répondu tous ensemble, « NON ».

Pour rappel, le gouvernement propose au syndicat le versement de dix pour cent (10%) au mois d’avril prochain, dix pour cent (10%) avant la rentrée des classes et les dix autres pour cent (10%) en début de l’année (2019).

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