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Négociations syndicat-gouvernement: les lignes bougent enfin

Les négociations entre le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG) et le gouvernement, se poursuivent au palais du peuple de Conakry ce vendredi 9 mars. Pour cette 4ème journée, le gouvernement guinéen a mis sur table des propositions.

C’est le ministre de l’Unité Nationale et de la Citoyenneté, qui représentait le gouvernement, qui a annoncé les propositions.

« Le gouvernement vous prie d’accepter que dès le mois de mai que 10% vous soient versés. Avant la rentrée prochaine que dix autres pour cent vous soient encore versés. Dès le début de l’année 2019, que le reste 10% vous soient versés« , a déclaré Kalifa Gassama Diaby.

Kalifa Gassama Diaby a aussi fait part aux syndicalistes, la proposition du gouvernement de tenir une assise nationale sur les conditions de vie et de travail des enseignants.

« C’est pour que dans la sérénité, l’Etat puisse les écouter avec responsabilité sur leurs conditions de vie absolument inadmissible. L’assise nationale des enseignants sera préparée en étroite collaboration avec le SLECG pour mettre tout sur table afin que la nation guinéenne ouvre les yeux sur leurs conditions de vie et de travail et que des mesures appropriées soient engagées en collaboration avec les partenaires qui vont structurellement les accompagner« , ajoute t-il.

 

Le ministre de l’unité nationale et de la citoyenneté a  déclaré, que l’on ne pourrait reprocher aux enseignants, de fermer les écoles. Il soutient qu’il faut que justice soit rendu aux enseignants guinéens.

« La nation guinéenne doit beaucoup de choses aux enseignants guinéens qui travaillent dans les conditions dures et pénibles. C’est une réalité que personne ne serait nié. Compte tenu des difficultés économiques de notre pays, l’Etat ne sera pas à mesure de répondre à tous les besoins ou de les traiter à la hauteur de la dignité que vous méritez. Lorsque le mal est là, on doit l’affronter avec responsabilité mais aussi avec le sentiment de justice. Cette justice, les enseignants de Guinée la mérite. Cette justice, il faut que le moment venu, nous puissions la rendre aux enseignants de Guinée. Nous n’avons pas mesuré à sa juste valeur, je dirais à sa juste gravité le besoin de justice dans notre pays. Cette grève a ouvert les yeux du peuple et son gouvernement ainsi que le chef de l’Etat sur beaucoup de choses« , précise Gassama Diaby.

Pour sa part, le négociateur des syndicalistes Oumar Tounakara a promis de rendre compte la base ce samedi 10 mars au siège du SLECG à Donka. La décision qui en découlera sera celle du syndicat.

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