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Kankan : conflit autour d’un projet de construction, les autorités se rejettent les responsabilités

La délocalisation du projet de construction d’un collège moderne R+2 dans l’enceinte du lycée Marien M’Gouabi pour le site Madina-koura,  suscite de véritables confusions  dans le système éducatif de Kankan. Les autorités régionales, préfectorales et éducatives, se rejettent les responsabilités pour un manque de communication entre elles.

Lors d’un point de presse animé ce vendredi 2 Mars, le Général Mohamed Gharé gouverneur de la région administrative de Kankan, a dit ne pas connaitre ce projet d’extension du collège Marien M’Gouabi.

« Dans une cité quand la désinformation s’installe, c’est le Chao, quand on est pas informer on vient à la source. Pour la petite histoire, j’étais dans les préparatifs pour partir à Conakry le jeudi passé, parce que j’ai perdu mon fils qui est mort par suite d’arrêt cardiaque pendant qu’il était en formation à l’école nationale de police, le même jeudi  le ministre de la ville était là et puisque j’avais tracé le programme avec lui, je ne pouvais pas perturber ce programme. Après le programme avec le ministre, je suis revenu à la maison. Entre temps, le préfet, l’inspecteur régional de l’éducation, le directeur préfectoral de l’éducation sont venus pour me parler de cette affaire que je ne connaissais pas, je ne savais pas que le ministère de l’éducation avait offert des salles de classes je suis pas au courant personne ne m’avait donner l’information. On est venu me dire que le ministre de l’enseignement pré-universitaire est venu à Marien M’Gouabi, pour dire aux élèves et à l’encadrement compte tenu de la surcharge dans les classes, qu’il offrait à cette école des salles de classes, mais que à leurs forts étonnements il y a changement et que le ministre a décidé que ses salles de classes soient implanter à Madina-koura. Ma réponse a été ceci: qu’est ce que vous voulez que je dise, le ministre est la personne qui est chargée de l’application de la politique du gouvernement en matière d’enseignement pré-universitaire. Quand le ministre décide d’envoyer à Madina-koura, qu’es ce que vous voulez que je dise ? Mais envoyez à Madina-koura par ce que je ne pouvais dire que çà. C’est son département je n’ai rien inventé »,  se défend t-il.

Il poursuit  « après j’ai été informé que les élèves sont descendus dans la rue, et j’ai été surpris de voir sur les réseaux sociaux, dans la presse en ligne, élèves et enseignants qui disent que tant que ces salles de classes ne seront pas réalisées à Marien M’Gouabi, qu’il n’y aura pas de cours et qu’ils vont descendre dans la rue », déplore le Gouverneur.
Le directeur préfectoral de l’éducation DPE de Kankan,  Namory Keita, affirme pour sa part ne pas être au courantde cette situation.
« Moi je ne connais pas le fonds de ce dossier, on m’a parlé d’un projet de construction de salles de classes à Marien M’Gouabi, mais dans le plan de masse c’est indiqué Madina-koura. J’ai appelé le ministre pour lui demander, il m’a demander que s’il n’y a pas de populations à Madina-koura ? j’ai répondu il y a des populations, il dit et alors ? J’ai dis ok« ,  explique le DPE
Quant à l’inspecteur régional de l’éducation, il affirme qu’il n’a aucun document concernant ce projet d’extension donc qu’il n’est pas informé.
Cependant, le proviseur du dit lycée témoigne que toutes les études de faisabilité ont été faites dans son école voir même implanté un panneau de réalisation de projets.
« A notre fort étonnement, on apprend que c’est délocalisé. On m’a toujours rassuré de la construction du collège moderne dans mon école.  Cette année, j’ai quatre milles huit cent quatre-vingt dix (4890)  élèves inscrits pour dix neuf (19) salles de classes, trente neuf (39) groupes pédagogiques. C’est chez moi on voit plus de 150 élèves dans une salle de classe, nous faisons la rotation »,  regrette ce dernier.
Pour rappel, les élèves et certains enseignants de ce lycée sont massivement descendus dans la rue le mercredi 28 février pour manifester leur mécontentement.
Si les dispositions urgentes ne sont pas prises, les élèves de cette école risquent de perturber les cours à Kankan même après la grève des enseignants.
À suivre !
Fatoumata DIAWARA correspondante régionale de newsdeguinee.com

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