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Grève des enseignants: le gouvernement avance des difficultés financières

Première journée de négociation entre syndicat et gouvernement autour de la grève des enseignants déclenchée le 12 février dernier. A terme de la première journée, la levée de la suspension des salaire est la seule avancée enregistrée.

Pour cette première journée de négociations, les syndicalistes ont exigés du gouvernement guinéen, la satisfaction de deux points qui sont le payement des 40% avec effet rétroactif et la levée de la sanction administrative de Aboubacar Soumah. Le gouvernement a avancé des difficultés financières en réponse à la première exigence.

« Nous comprenons l’inquiétude des enseignants, nous sommes sensibles à leurs revendications, mais comme on l’a dit, malgré toute la bonne volonté du gouvernement, il y a aussi des limites liées à l’application intégrale et immédiate de cette mesure.  Cette limite réside dans les difficultés de trésorerie que l’Etat rencontre, mais également dans les accords et les engagements que nous avons avec nos partenaires, notamment le FMI et la Banque mondiale », explique Tibou Kamara, ministre conseiller à la présidence.

S’était sans compter sur la détermination des syndicalistes, qui conditionnent la levée de la grève par la satisfaction de ces points. Oumar Tounkara, deuxième secrétaire général adjoint du SLECG et également président de la commission des négociations, n’est pas allé avec le dos de la cuillère.

« Les 40% avec effet rétroactif et la levée de la sanction administrative du camarade Aboubacar Soumah sont non négociables. Nous savons qu’il y a des contraintes économiques, nous savons encore que même en temps de crise, c’est l’Etat qui diminue son train de vie mais, on n’agit jamais sur les salaires. On parle des difficultés financières et autres. Prenez le Port Autonome de Conakry, Aéroport, les Impôts, la Douane, les taxes, les Petites et Moyennes Entreprises (PME), Petites et Moyennes Industries (PMI), le Commerce, la Pêche, les dons, les aides, les subventions, les Mines, si l’Etat a la volonté de finir avec cette crise, on ne doit même pas attendre la fin du mois, on peut nous payer même par anticipation. Les 40% avec rétroactif sont des préalables. Nous connaissons des montants faramineux qui ont été dépensés et qui sont moins importants que l’éducation. C’est loin d’un réquisitoire pour accabler tel ou tel », a-t-il expliqué.

Tout en rappelle que les 10% payé par l’Etat pour ce mois de février, n’ont pas connu de rappelle pour les 3 précédents mois novembre, décembre et janvier.

« Je vous rappelle d’abord que les 10% qui ont été payés en février n’ont pas connu de rappel. Il faut que vous en teniez compteLes 30% qui restent, nous les voulons immédiatement. Si vous les donnez aujourd’hui, les cours reprendront demain. Nous ne pouvons pas nous adresser aux enseignants pour la suspension de cette grève au prix de rien », tranche Oumar Tounkara.

Les négociations continuent au palais du peuple.

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