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Grève des enseignants: les négociations sont ouvertes

Ouverture ce mercredi 28 février, de la première journée de négociations entre les syndicalistes du SLEECG et le gouvernement guinéen. La séance s’est ouverte au palais du peuple, en présence des ministres conseiller personnel du président de la République, Tibou Camara, celui du Budget, Mohamed Lamine Doumbouyah et le Médiateur de la République, Mohamed Saïd Fofana.

D’entrée de jeu, le ministre conseiller Tibou Camara a indiqué que Alpha Condé a été mal informé sur la grève.

« Le chef de l’Etat Alpha Condé, vous avez remarquez hier que c’est quelqu’un qui avait besoin d’être à votre écoute qui vous a reçus. C’est quelqu’un qui était de bonne foi pour trouver une solution à un problème aujourd’hui qui constitue une préoccupation pour les Guinéens. Je connais la pression individuelle et collective que chacun subit pour trouver une solution à la grève des enseignants qui est aujourd’hui le premier défi qui se pose à notre pays parce qu’il s’agit de l’école qui est de nature très sensible car, il s’agit des enfants et de l’avenir du pays », a déclare Tibou Kamara.

Il a ajoute que seul les travailleurs sont habilités à choisir ceux qui doivent les représenter auprès de l’Etat.

« C’était nécessaire que le président réaffirme la neutralité de l’Etat, son impartialité face à l’organisation syndicale et d’une manière générale face aux organisations librement constituées dans notre pays. L’Etat n’a pas d’interlocuteur à choisir, il n’a pas de partenaire à imposer, ce sont des travailleurs pour ceux qui veulent se faire représenter, qui en leur sein, librement et démocratiquement désignent leurs représentants. Une fois qu’ils sont désignés, ils deviennent des interlocuteurs obligatoires de l’Etat », dit-il.

Pour sa part, Aboubacar Soumah le chef des grévistes a remercié le chef de l’Etat pour sa compréhension tout en insistant sur la satisfaction des préalables avant la levée de la grève.

« Pour ce qui concerne la levée de la suspension du salaire il a été signifié et notifié par le gouvernement que cela est déjà résolu. Et que demain matin, un acte y afférant sera présenté ici dans la salle des négociations. En ce qui concerne le maintien de la valeur du maintien du point d’indice à 1030, pour son paiement intégral, c’est sur ce point que nous ne nous sommes pas entendus encore. Ce matin lorsque nous avons commencé les négociations, nous avons tenu mordicus que ce point est non négociable, les deux premiers points sont non négociables, malgré qu’ils ont essayé de déballer les problèmes liés au budget et du fait que le budget ne pourrait pas supporter ce paiement conformément à ce que nous avons demandé, nous nous avons exigé conformément à la lettre que nous avons adressée au chef de l’Etat que ce point est non négociable, ce qui a fait l’objet d’une suspension. A ce jour, nous disons que les 40% sont non négociables et que seul le paiement de ces 30% nous amènerait à suspendre la grève« , tranche Aboubacar Soumah.

Les négociations continuent ce jeudi 1er mars au palais du peuple, la grève aussi est maintenue.

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