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Albert Damantang accuse Aboubacar Soumah « ce n’est pas nous, qui refusons de discuter avec lui, mais c’est lui »

Invité de l’émission « Les Grandes Gueules », le ministre du travail et porte-parole du gouvernement, Albert Damantang Camara, est largement revenu sur la grève déclenchée ce lundi 12 février. Le porte parole du gouvernement reste ferme sur sa position. « Nous refusons de discuter avec lui sur des points qui ont déjà été réglés avec le SLECG », tranche t-il.

D’ailleurs, Albert Damantang déclare que Aboubacar Soumah devrait plutôt s’occuper de son exclusion au sein du SLECG.

« Au sein du SLECG, il y a une mésentente et ils l’ont exclu. Ils en ont informé le gouvernement à travers une correspondance, plus un procès-verbal. L’inspection du travail a regardé si la procédure pourrait être validée. On a constaté l’exclusion de M. Soumah. A date, jamais M. Soumah n’a contesté son exclusion devant l’inspection du travail ou le tribunal du travail. J’entends, qu’il dit que son exclusion n’est pas légale mais il ne l’a pas contesté devant nous« , déclare Damantang Camara.

Il soutien que le gouvernement ne refuse pas de discuter avec le syndicaliste Aboubacar Soumah. Mais, qu’il n’est plus question que le gouvernement négocie des points déjà réglés dans un accord avec le SLECG.

« Nous avons signé des accords. Nous ne refusons pas de discuter avec lui. Mais nous refusons de discuter avec lui sur des points qui ont déjà été réglés avec le SLECG. Nous avons signé un accord avec le SLECG le 9 octobre 2016. Pour votre information, nous avons commencé ces discussions depuis février 2016. Il n’y avait pas que la grille salariale et la baisse du prix du carburant mais également, les statuts de l’éducation et de la santé, les pensions de retraite, la subvention du syndicat. Nous avons discuté de ces problèmes du mois de février au mois d’octobre 2017. Le 9 octobre 2017, nous sommes parvenus à un accord sur deux des points que M. Soumah remet sur la table : la remise en valeur du point d’indice est acceptée sur un moratoire de deux ans, ce qui correspond à une hausse des salaires de l’ordre de 40%, soit près de huit millions de francs guinéens. Avant ces 40%, en 2015, le syndicat avait obtenu une autre hausse de 40%, soit 160% d’augmentation de salaire pour les fonctionnaires depuis que nous sommes là. Donc, ce n’est pas nous, qui refusons de discuter avec lui, mais c’est lui« , clame Albert Damantang Camara.

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