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Grève du 12 février: l’association des parents d’élèves s’inquiète

Dans une déclaration rendue publique, la fédération Guinéenne des parents d’élèves, étudiants et amis de l’école (FEGUIPAE) se dit préoccupée par le mot d’ordre de grève, lancé par le SLECG. La FEGUIPAE appelle à surseoir à cette grève, pour ne pas en rajouter à situation déjà sous haute tension, à la suite des violences post-électorales.

Un extrait de la déclaration…

La FEGUIPAE est très préoccupée par le mot d’ordre de grève lancée par le SLECG à partir de ce lundi 12 février 2018. Les violences postélectorales rendent déjà l’environnement peu sécurisé pour l’éducation de nos enfants», constaté Adama Sow avant de préciser que les multiples grèves ne peuvent en rien être bénéfiques pour les enfants. «Deux grèves en une année académique, ce serait donc pire pour la réussite de nos enfants. Qu’est-ce que nous parents d’élèves avions fait pour qu’ils (nos enfants) méritent cela », s’interroge-t-elle.

Il vous souviendra que lors des remous du mois de février 2017, le gouvernement avait consenti l’augmentation de 40% sur le salaire de base des enseignants échelonnés sur deux ans. Février et mai 2018, ensuite février et mai 2019. Nous pensons que cet acquis n’est que le début d’un processus dans l’amélioration des conditions de vie et de travail et des enseignants de Guinée. C’est pourquoi nous voulons appeler nos frères et sœurs enseignants de surseoir à cette grève jusqu’à une constatation de violation de ce Protocole d’accord tripartite  signé le 9 octobre 2017 et qui est l’aboutissement de plusieurs accords depuis 2016 et dont les effets commencent dès la paie de ce mois de février 2018.»

Pour préserver le climat social qui prévaut dans notre pays, nous invitons les syndicalistes en conflit de conjuguer le même verbe et surtout de privilégier l’intérêt de la nation. Car, c’est dans l’entente de ces deux groupes que la crise sera résolue. Aux parents, chacun de son côté, est appelé à sensibiliser ses enfants pour les empêcher de se mêler à tout mouvement de protestation, car ils en sont les premières victimes. Aux acteurs de la société civile et aux religieux, de ne jamais se lasser de sensibiliser la population sur le maintien de la quiétude dans la cité. Au gouvernement, d’être le garant pour le respect de ce Protocole d’accord et de promouvoir la tenue très prochaine d’un congrès électif afin d’avoir en face de lui un interlocuteur consensuel », a lancé la présidente de l’association Adama Sow.

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