vendredi 21 septembre 2018
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Le syndicaliste Aboubacar Soumah et cie déféré devant le TPI de Dixinn

Après 5 jours défilés à la gendarmerie régionale de Dixinn, le syndicalistes Aboubacar Soumah et El hadj Portos Diallo ont été déférés ce jeudi 1er février devant le tribunal de première instance de Dixinn.

Au sortir de la rencontre, Me Salif Béavogui se dit confiant quant à l’issue du procès. Il déclare que le dossier est vide.

« Je suis très satisfait et encore très à l’aise dans cette affaire parce que le dossier est vide. L’enquête préliminaire s’est très bien déroulée, mes clients ont été traités avec tous les égards, honneur et dignité sauf, des petits va-et-vient pendant les cinq jours que nous avons eus à prendre à la gendarmerie de Dixinn.

La procédure est aujourd’hui déférée au parquet du procureur général près du Tribunal de Première Instance (TPI) de Dixinn qui a d’ailleurs reçu mes clients à ma présence et qui a décidé de les poursuivre pour vol par effraction, usurpation de titre, de fonction et de faux et usage de faux. A ce titre, il a décidé de saisir le Doyen des juges d’instruction pour des besoins de l’enquête judiciaire.

Nous avons rencontré le Doyen des juges d’instruction et j’avoue que tout s’est très bien passé à ce niveau aussi. Mes clients ont rejeté les infractions articulées contre eux et je m’inscris dans cette logique pour la bonne et simple raison qu’ils bénéficient de la présomption d’innocence. Pour le moment, ce sont des innocents, ils ne reconnaissent pas les faits, ils les rejettent systématiquement, ils n’ont ni volé et ni usurpé quelconque titre ou fonction. Ils sont des syndicalistes chevronnés qui ont agi dans l’exercice de leur fonction.

Ce qui m’a surpris ainsi que mes clients, est qu’à l’enquête préliminaire, ils n’ont jamais été interrogés sur l’infraction du faux usage de faux et c’est au parquet que pour la première fois qu’ils ont entendu parler de cette infraction et qui fait l’objet de poursuite (…). Le juge d’instruction étant saisi, ce qui est dans le réquisitoire, il ne peut qu’enquêter autour de ces infractions. Maintenant, devant le juge d’instruction, nous aurons des moyens à faire valoir. En tout cas, nous sortons rassurés et mes clients vont continuer leurs activités quotidiennes. Nous pensons que dans cette affaire, il y a eu plus de peur que de mal.

Aucun mandat d’arrêt n’a été décerné contre mes clients. Par contre, ils ont été placés sous contrôle judiciaire, ce qui est une mesure restrictive de la liberté. Mais entre la peste et le choléra, on préfère le moindre. Dieu merci, ce sont des personnes honorables qui ont des garanties de représentativité, la prison n’est pas toujours la solution.

Mes clients ne sont pas des bandits de grand chemin, le seul souci qui leur anime, c’est l’amélioration des conditions de vie et de travail des enseignants », a-t-il expliqué.

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