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Les parents des 80 guinéens pendus le 25 janvier 1971 réclament justice

25 janvier 1971-25 janvier 2018, il y a 47 ans, jour pour jour, que 80 Guinéens étaient pendus par le régime de Sékou Touré. A l’occasion de la date anniversaire, les enfants et veuves des victimes se souviennent et commémorent ce triste événement.

« Le 25 janvier 1971, des cadres connus pour leur probité morale et politique furent pendus à Conakry, en plein centre-ville, Barry 3, Baldé Ousmane, Magassouba Moriba et Keita Kara de Soufiane. Chacune des 33 préfectures reçut un lot de personnes à pendre. L’identité de certaines victimes reste encore inconnue. Le PDG (Parti démocratique de Guinée, au pouvoir, ndlr) déclencha des instants de barbarie jusque-là inimaginables dans nos sociétés. Des foules furent incitées à mutiler les corps des victimes, dans une atmosphère hystérique et haineuse, et tout cela accompagné de chansons improvisées. Les familles ne furent jamais informées des lieux d’enterrement des victimes. Elles furent soumises à des menaces », lance Lamine Kamara, ex prisonnier du camp Boiro et membre de l’AVCB.

Plus de 47ans sont passés, mais les enfants et veufs, victimes des « années de plomb » exigent justice.

« En cette date de mémoire, notre association en appelle à toutes les personnes éprises de justice, pour exiger la restauration de la vérité historique et l’éradication du silence coupable des dirigeants. Nous demandons au gouvernement guinéen d’engager des efforts conséquents pour que cette erreur d’une autre époque soit éclairée », conclut Lamine Kamara.

C’était au petit matin du 25 janvier 1971. Ce jour-là, Conakry et toute la Guinée se sont réveillées dans la douleur. Des Guinéens ont pendu d’autres Guinéens accusés d’être des contre-révolutionnaires, des « valets de l’impérialisme et du colonialisme.

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