vendredi 16 novembre 2018
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Violences à Mali: Issa Camara livre sa version des faits

Convoqué à la barre pour son procès dans le dossier des violences à Mali, le colonel Issa Camara a fait de graves accusations devant le tribunal militaire de Labé. Il déclare ne pas être en cause dans cette affaire.

« Un jour, au mois de ramadan, je partais chez le premier imam pour le saluer vers 10 heures, j’ai croisé un jeune à un endroit où il n’y avait qu’un seul passage, à côté du commissariat. C’est un jeune qui avait un camion qui faisait marche arrière. Je lui ai dit de libérer le passage, il a refusé avec une indiscipline totale. C’est ainsi que je suis allé au commissariat, un inspecteur qui était en civil est sorti, je lui ai demandé de se tenir prêt, nous allons faire débarquer le petit. Comme il a insisté, on lui a donné 5 coups de fouet et je suis rentré chez moi. Vers 12 heures, le même jour, j’ai entendu des cris. Les syndicalistes se sont réunis chez le préfet qui leur a demandé d’aller à Labé. C’est ainsi que les jeunes ont commencé à saccager des biens pour manifester leur colère. Automatiquement, j’ai dit aux gardes de ne pas riposter. J’ai ouvert le grand magasin, j’ai fait rentrer toutes les armes. Mais, les manifestants voulaient saccager le camp de Mali. J’ai informé tous mes supérieurs. J’ai sommé à tous les militaires de rester au camp.  D’habitude, si ça ne va pas à Mali, c’est le préfet qui amène les militaires pour maintenir l’ordre. Mais ce jour, il ne l’a pas fait« , a t-il déclaré.

Parlant des 25 blessés enregistrés dont 5 par balle, Issa Camara soutient qu’il n’y a pas eu de tirs dans ses rangs.

« Lorsque le gouverneur a rencontré les notables, ces derniers ont reconnu que durant les 6 ans que j’ai faits à Mali, aucun militaire n’a volé un citoyen. Moi je ne me reproche de rien. A mon fort étonnement, c’est lorsque le gouverneur est parti rencontrer les notables que j’ai entendu des tirs. Ce sont des gens qui sont contre moi qui ont mis le feu aux poudres puisqu’ils voulaient une partie riche en or, j’ai refusé de leur donner. C’est pourquoi, ils ont incité les gens à se révolter. Ce sont des accusations pures et simples, je les rejette« , affirme t-il.

Le procès se poursuit au TPI de Labé.

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