samedi 22 septembre 2018
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Grève des enseignants: « quelques excités qui ont décidé » commente Alpha Condé

Interrogé par nos confrères de France 24, le président guinéen Alpha Condé a livré son point de vue sur la grève des enseignants déclenchée il y a plus d’une semaine. Selon lui, cette grève est l’oeuvre de quelques excités.

« Ceux qui ont voulu faire la grève ont été exclus des syndicats, donc ce n’est pas une grève légale, c’est une grève illégale, c’est une grève sauvage, puisque les syndicats eux-mêmes ont condamné. Donc, on va rétablir les responsabilités. À partir du moment où nous avons signé un accord sur les salaires avec les syndicats, tout le monde devrait respecter cela. Ce qui n’est pas le cas de quelques excités qui ont décidé contre l’avis des syndicats. Maintenant, évidemment des élèves ont porté secours, c’est pourquoi parce qu’il n’y a pas une grève légale et les enseignants sont absents« , explique le chef de l’Etat.

Il met en garde contre toute forme de violence tant du côté des manifestants que du côté des forces de l’ordre. Il promet qu’une enquête sera ouverte pour situer les responsabilités.

« Nous sommes contre toute utilisation de la violence tant du côté des forces de l’ordre que du côté des manifestants. Les forces de l’ordre doivent faire une gestion civilisée des manifestations, grenades lacrymogènes non pas en tirant à balles réelles. Nous allons savoir ce qui se passe, mais aussi il faut savoir dans quelle condition, parce que si un policier ou un militaire se trouve encerclé, menacé dans sa vie, il faut qu’il réagisse. Bon, il faut savoir dans quelle condition ça s’est passé. Donc le ministre a ordonné au procureur d’ouvrir une enquête« , fait-il savoir.

A propos des violences exercées contre des journalistes guinéens, Alpha Condé annonce également l’ouverture d’une enquête pour situer les responsabilités.

« Pourquoi les gendarmes ont eu à frapper les journalistes ? Nous allons aussi faire des enquêtes pour des raisons de responsabilité parce qu’il n’est pas normal, même si les journalistes ont commis des erreurs, il n’est pas normal que les gendarmes cassent leurs matériels. Nous ne sommes d’accord avec ces pratiques-là. Nous avons demandé des enquêtes de responsabilité. Je ne donne pas raison aux journalistes, parce qu’ils ont commis une faute grave au point de vue de la déontologie du journalisme, mais cela n’autorise non plus les gendarmes à casser leurs matériels« , dit-il.

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