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Pédophilie sur 40 mineurs en Guinée: les témoignages pathétiques des victimes

Interrogés par nos confrères de la radio Espace ce lundi 11 septembre, deux victimes d’abus sexuels de la part du prêtre français ont expliqué comment le prêtre français a abusé d’eux, pendant 6 longues années.

C’est avec beaucoup de douleur que Prospère Guilavogui dit Kova a expliqué comment le frère Albert Maerst a abusé de lui.

« Il me faisait des promesses chaque fois. Quand j’étais dans son club à l’époque, au FC Séquence, à chaque voyage, on était ensemble. On partait ensemble dans les régions. J’ai eu un contrat pour Bamako. Je suis resté là-bas pendant 3 ans. Il est venu me trouver à Bamako, pour me réconforter. A ce moment, il était déjà passé à l’acte », explique la victime.

Poursuivant, il ajoute que la première fois, le frère Albert lui avait d’abord donné rendez-vous au kiosque en face de l’école Sainte Marie.

« Quand je suis arrivé, on est monté dans sa chambre. La façon dont il m’a attiré vers lui, il m’a dit de m’asseoir. Il m’a enlevé tous mes vêtements, je me défendais », ajoute t-il avec émotion.

Une seconde victime ajoute pour sa part: « j’ai connu le frère Albert, lors du tournage du film Ballon d’or. Quand on tournait le film, on est venu à la Sainte Marie, à l’époque je faisais la 6ème année. Donc on m’a présenté le frère Albert en tant que Directeur de la Sainte Marie. Tout ce qu’on faisait, s’était dans son club. On venait s’entraîner dans son école. Après le tournage du film Ballon d’or, il a fait appel aux deux acteurs, Bandjan et moi. Il nous a dit qu’il va payer nos études à la Sainte Marie. La première fois, je l’ai appelé, j’avais besoin d’argent. Il me dit de passer à 20h, je lui ait d’accord. Quand je suis venu, il me dit de monter dans la chambre. Je ne pensais pas qu’il allait me faire ce genre de chose par ce que chaque fois il me disait « mon fils bien aimé ». Donc pour moi, comme mon père est décédé, j’ai un nouveau père qui va m’aider à avancer. Chaque fois, il me faisait des promesses, « je vais te faire entrer dans un centre de formation, tu va aller en France ». Donc quand je suis entré dans sa chambre, il m’a dit de m’asseoir. Quand il a commencé, je lui ait dit d’arrêter. Je lui ai même dit que je veux descendre, je dis que je ne suis pas habitué à ce genre de chose. Il a abusé de moi », explique Amara Camara dit Simba.

Un jour, le jeune Prospère Guilavogui au cours d’un acte sexuel, aurait poussé un cri qui a alerté les voisins. La Direction de la police judiciaire avait alors débarqué à la Sainte Marie. Mais par la suite, le frère Albert a été renvoyé en France et l’enquête a été abandonnée.

Aujourd’hui, ces victimes ont renoncé à leur rêve de devenir footballeurs. Abandonnés par leurs familles respectives sans qu’aucune autorité ne lève le petit doigt.

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