mercredi 17 octobre 2018
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L’audience sur l’Assassinat de Mohamed Koula renvoyée au 31 juillet

Ouverture ce lundi 17 juillet du procès sur l’assassinat du journaliste Mohamed Koula Diallo. Cinq prévenus étaient attendus à la barre mais seulement sont présents. Il s’agit de Amadou Sow « en détention », Algassimou Keita « en détention », Thienguel « en fuite », Alphadio « en fuite » et Amadou Saidou Barry « en fuite ».

Ils sont poursuivit pour assassinat, tentative d’assassinat, coup et blessures volontaires et complicité. Aussitôt ouverte, l’audience a été suspendue à la demande des avocats des deux parties pour .

Le procès a donc été renvoyé au 31 juillet prochain, à la Cour d’Appel de Conakry.

« Le procès n’a pu se tenir en raison du fait que, les conditions d’accueil ne s’y prêtent pas. Nous siégions dans des conditions extrêmement difficiles qui s’assimilent à quelques traitements humiliants et dégradants. La salle d’audience est surchauffée, les avocats n’ont pas de siège. Donc, ne peuvent accéder à leurs documentations. Les justifiables eux-mêmes vivent très serrés au point qu’ils pourraient même perdre le bon. Nous avons donc décidé unanimement, toutes que vu l’état de notre infrastructure judiciaire, ce qui devrait encore interpeller l’Etat, afin qu’il abandonne la location des domiciles privés, construise des jugement dignes d’un Etat de droit, respectueux de la personne. Nous avons demandé, la délocalisation dudit procès à la Cour d’Appel de Conakry. Nous avons été vraiment compris par le président du tribunal qui est un homme de dossiers. Il a par conséquent renvoyé la suite au 31 juillet prochain », déclare Me Paul Yomba Kourouma.

L’avocat de la partie civile a également tenté d’expliquer les biens fondés de cette délocalisation du procès.

« On va s’adresser au premier président de la cour d’appel, pour lui soumettre cette demande. Et dans ses prérogatives, il est prévu qu’il rende une ordonnance, dans laquelle on pourrait autoriser la délocalisation. Par ce qu’il faut une base légale, un fondement juridique, qui puisse permettre à Monsieur le président, de statuer par rapport à cette délocalisation. Faute de cette base juridique, Monsieur le président ne peut pas. La Cour d’Appel n’est pas le lieu habituel de son siège« , soutient Me Emmanuel Bamba avocat de la partie civile.

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