mercredi 21 novembre 2018
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La journaliste Mariam Kouyaté interpellée à Ignace DEEN: le récit de sa mésaventure

La journaliste Mariam Kouyaté interpellée à l’hôpital Ignace Deen, sur ordre du Directeur général de l’hôpital Docteur Awada est encore sous le choc. Elle était dans l’exercice de ses fonctions. Mariam Kouyaté n’a commis eu pour crime, que d’enquêter sur le manque d’eau à Ignace Deen. Lisez le récit de sa mésaventure.

« Le mercredi 1er février, je me suis rendu à l’Hôpital Ignace Deen pour une enquête sur le manque d’eau dans cet hôpital. Arrivée à la rentrée principale, j’ai présenté mon badge et on m’a laissé entrer. J’ai sillonné pour voir si l’information était vrai ou fausse. Je suis allée vers les toilettes, j’ai aperçu une dame avec un sceau. Je me suis approchée de la Dame, je me suis présentée à elle. Je lui ai dis le motif de ma visite et je lui ai demandé si elle pouvait m’accorder une interview. Elle a accepté. A la fin de l’interview, un monsieur m’a aperçu, il est venu me dire madame bonjour, je lui ai répondu. Il m’a demandé ce que je faisait avec cette dame. Il m’a demandé qui m’a donné l’autorisation de rentrer dans cet hôpital, je lui ai dit que j’ai présenté mon badge à la rentrée principale. Il m’a demandé aussi, qui m’a donné l’autorisation d’interviewer ces gens, je lui ai répondu que je suis venu faire une enquête. C’est ainsi qu’il m’a demandé de le suivre dans son bureau. Nous sommes allés à son bureau, il a commencé a me dire que j’ai violé des lois. Il m’a demandé si j’ai un ordre de mission, je lui ai dit que j’ai mon badge. Il m’a demandé de lui présenter mon badge, je l’ai fait ensuite il a réquisitionné mon badge. Il a commencé a crié. Il m’a demandé de le suivre au bureau du Directeur général, Docteur Awada. Il a expliqué à ce dernier ce qui s’est passé. Ce dernier a aussi commencé à crier. Il a demandé à ce qu’on retire mon enregistreur et supprimer les éléments qui étaient dessus. Je dis non je ne donne pas mon enregistreur. Il a insisté, je lui ai dit non, je ne donne pas. C’est ensuite qu’il a appelé deux agents, un en uniforme et l’autre civil. Il leur a dit de me déposer à la DPJ (Direction de la police judiciaire).

Que là-bas ils vont s’occuper de mon cas. Ils ont pris un déplacement, nous sommes partis à la DPJ. Nous sommes allé voir pour un premier temps, un commissaire. On s’est expliqué. Le commissaire leur a dit qu’ils n’avaient pas le droit de confisquer mon badge. Il leur a dit, donné moi le badge, je vais le restituer à Madame. C’est ce commissaire qui m’a restitué mon badge.

Ensuite il a dit que lui il ne peut rien faire, donc d’aller voir ses supérieurs. C’est alors que nous sommes aller voir le Directeur central adjoint de la DPJ. Le monsieur leur a dit que ça ne relève pas de leur compétence. « Si vous avez un problème avec un journaliste, allez voir la HAC. Ici on ne gère pas ça » a t-il dit.

Il a demandé a ce qu’on me demande pardon par ce que la manière dont « vous l’avez envoyé, ce n’est pas la bonne manière ou bien elle a volé quelque chose à l’hôpital. Les deux agents ont dit non elle n’a rien volé. Il leur a dit alors vous n’avez pas raison, ce n’est pas de cette manière que vous devez la conduire ici.

Dans le taxi, j’ai envoyé un message à un collègue, puisse que les journalistes disparaissent en Guinée n’importe comment, pour leur dire que je suis allée à Ignace DEEN pour un reportage mais ça mal tourné. Donc sur instruction de Docteur Awada, je suis dans un taxi en route pour la DPJ. Ils ont annoncé dans œil de lynx, des journalistes se sont saisi du dossier. Avec les publications, les appels et la présence d’autres confrères à la DPJ, finalement quelques heures après, ils m’ont relâché » rapporte t-elle.

Le groupe de presse Lynx-lance va porter plainte dans les prochains jours.

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