dimanche 18 février 2018
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Grève en Guinée: le gouvernement sourd aux revendications syndicales: les manifestations ne sont pas exclus

L’unité d’action syndicale a entamé une grève de 7 jours sur toute l’étendue du territoire national ce mercredi 1er février. Le gouvernement reste insensible aux revendications de ces centrales syndicales qu’il juge peu représentatif.

Les position se durcissent entre syndicalistes et gouvernement. L’unité d’action syndicale n’entend pas lacer du leste. Leurs revendications sont entre autres:

« Le rétablissement des fonctionnaires dans leur droit, en appliquant la nouvelle grille indiciaire. La grille annoncée n’est pas venu. Les fonctionnaires de la hiérarchie A autrefois, devenus aujourd’hui A1, A2, A3 sont tous rétrogradés. Si vous prenez la hiérarchie A3 où sont classés les docteurs avec BAC+8, ils ont tous perdu 4 grades dans la transposition. Quand vous prenez les masters, ils ont tous perdus 2 grades dans la nouvelle situation. La hiérarchie A1 ont tous perdu leur échelon. C’est valable pour la hiérarchie B et C« .

L’unité d’action syndicale qui a déclenchée la grève et qui revendique l’application de la grille salariale a été écartée dans les négociations avec les gouvernement. Une combine que dénonce Mamady Magassouba.

« C’est une combine sacrée entre la CNTG et le gouvernement. Tout a été fabriqué, pour qu’il y ait ces deux centrales syndicales qui savent faire l’affaire du gouvernement. De telle sorte que, on a écarté les vrai syndicalistes. On se connaît dans ce pays depuis des années » explique le secrétaire général de l’ULTG.

Seulement voilà, les syndicalistes n’ont plus la confiance des travailleurs. Mamady Magassouba rassure.

« Nous ne sommes pas des syndicalistes fuyant. Nous sommes des syndicalistes responsables nous qui revendiquons aujourd’hui, par ce que nous défendons réellement la cause des travailleurs. Certains parmi nous ne se sont jamais laissés faire au cours des négociations. Il fallait faire en sorte que nous soyons écartés pour ne pas faire de véritables négociations. Les autres jouent le jeu du gouvernement« .

Il invite donc les travailleurs, à suivre massivement ce mot d’ordre de grève jusqu’à satisfaction de leurs revendications.

« Nous insufflons aux travailleurs leurs brimades et à eux de prendre leur responsabilité. Le syndicat ne peut que prononcer la grève mais le suivi de la grève dépend des travailleurs. C’est leur vie qui est concerné » clame t-il.

Même si, des tentative de déstabilisation ont lieu de la part du gouvernement.

« Nous avons préparé un autre projet de décret pour amender le décret 301 de octobre 2016. Ce décret là est touffu de confusion et d’incompréhension. Le ministre ne veut pas défendre le bonheur des travailleurs. Ainsi que les syndicalistes qui y étaient associés. La CNTG et l’USTG sont complices. Le gouvernement c’est son schéma à travers le ministre de la fonction publique et le ministre du travail. Mais cela ne décourage pas les syndicalistes que nous sommes. Tous nos adhérant sont libres d’aller en grève » dit-il.

A ceux qui les accuse de saboter la réception de Alpha Condé après son élection comme président de l’UA, Mamady Magassouba rétorque que rien en est.

Et avec une pointe d’espoir, il conclut en disant: « le premier jour est toujours difficile à suivre mais le 2ème jour, les gens suivront« .

Pour le moment, le gouvernement reste sourd à ces revendications. Cette unité d’action n’exclut pas des marches pacifiques pour se faire entendre.

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