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« Nous avons l’impression qu’il y a des faucons dans le camp présidentiel qui empêche la mise en œuvre de cet accord » dit Aboubacar Sylla

Les leaders de l’opposition étaient ce mardi 10 janvier devant la presse, pour exprimer leur position par rapport à l’actualité politique. A cette occasion, le porte parole de l’opposition a fustigé « les manœuvres dilatoires » de la mouvance.

Aboubacar Sylla a tout d’abord rappelé que les divergences entre députés de la mouvance et de l’opposition ne portent plus sur le mode de désignation des chefs de quartiers et de districts.

« Le conflit entre la mouvance et nous, ce n’était plus le mode de désignation des chefs de quartiers et de districts. Nous avons compris qu’il n y avait aucune volonté politique de l’autre côté, d’appliquer l’accord.  On pose des obstacles au fur et à mesure et il ne s’agit encore que du code électoral. On a pas parlé de l’audit du fichier, on a pas parlé de la reforme de la CENI. On a pas parlé encore de ‘installation de la Cour de Justice. Donc bref, nous avons dit qu’il faut qu’on arrête notre participation et on va commencer de nouveau malheureusement les manifestations. On constate que cet accord est encore un accord de triche, un accord qui ne va pas être appliqué. Il n y a qu’une volonté de ruser, de tromper, de gagner du temps, d’abuser. Ce n’est pas comme ça que nous voyons la politique » dit-il.

Les opposants disent avoir été surpris par le comportement des députés de la mouvance qui se sont pour la première fois, désolidarisés du gouvernement.

« On accuse notre Assemblée Nationale d’être une caisse à résonnance, une cambre d’enregistrement. Tous les projets qui viennent du gouvernement sont automatiquement votés mais pour cette fois ci, à notre grand étonnement, on a contesté le projet de loi amené par le gouvernement. Il a fallu batailler fort, il fallait s’en tenir aux dispositions de l’accord du 12 octobre » clame Aboubacar Sylla.

Mais aujourd’hui, avec la sortie médiatique du président du groupe parlementaire R¨G arc en ciel, l’opposition note un retour à la normal.

« Nous avons rencontré la communauté internationale par l’intermédiaire des ambassades de France, des Etats-Unis, de l’Union Européenne, la représentation de la CEDEAO et de l’Union Africaine. Nous leur avons exposé nos soucis. Il se trouve qu’aujourd’hui, cette situation semble pour le moment s’être réglée puisse que la mouvance a officiellement annoncé qu’elle retire cet amendement conflictuel. Donc nous sommes aujourd’hui dans une situation qui revient plus ou moins à la normalité » dit-il.

Les opposants regrette une perte de temps significative dans le chronogramme électoral.

« Sauf qu’entre temps nous avons perdu du temps. Nous n’avons pas pu adopté le code électoral, nous n’avons pas tenu les élections locales en février comme prévu par l’accord. Au mieux, nous serons en mai. Tout ceci veux dire qu’il y a une volonté manifeste dans le camp présidentiel de retarder ou d’empêcher la mise en œuvre de cet accord. Nous avons l’impression qu’il y a des faucons dans le camp présidentiel qui souvent prennent le dessus et mettent des obstacles à la mise en œuvre de cet accord » disent-ils.

Reste à savoir si la mouvance va honorer ses engagements.

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