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Crash de Chapecoense: Brésiliens et Colombiens sous le choc du drame

Après l’accident de l’avion de ligne transportant l’équipe brésilienne de Chapecoense, en Colombie, où elle se rendait pour disputer la finale de la Copa Sudamericana, l’émotion est grande dans les deux pays. Le bilan est de 71 morts et 6 survivants.

La solidarité brésilienne

Trois jours de deuil national ont été décrétés au Brésil. Dans la ville de Chapeco, tout au sud du pays, un deuil de trente jours a même été annoncé par la mairie, précise notre correspondant au Brésil, François Cardona. Les fêtes de fin d’année sont annulées. Ses 200 000 habitants sont sous le choc.

Des célébrations et une veillée funèbre sont organisées depuis le début de la journée dans le stade la ville. Le modeste club Chapecoense avait surpris tout le pays en arrivant en finale de la coupe sud-américaine pour la première fois de son histoire, après avoir réussi à éliminer en demi-finale l’équipe argentine de San Lorenzo. Le crash et la disparition de la quasi-totalité de l’équipe bouleverse le Brésil tout entier. D’autant que parmi les victimes se trouve aussi une vingtaine de journalistes (un seul a survécu) et de cameramen, qui venaient couvrir la finale à Medellin.

La confédération brésilienne de football a donc décrété une semaine de deuil. La finale de la coupe du Brésil, qui devait avoir lieu dimanche prochain, a été reportée au 11 décembre. Un mouvement de solidarité prend même de l’ampleur parmi les clubs brésiliens, qui ont proposé de mettre des joueurs gratuitement à disposition du club endeuillé pour qu’il puisse participer aux compétitions l’année prochaine. Ils ont même suggéré qu’il ne puisse pas être rétrogradé durant les trois prochaines saisons.

 ■ L’Atletico Nacional souhaite remettre le titre à Chapecoense

Forte émotion, ici en Colombie, rapporte notre correspondante à Bogota, Marie-Eve Detoeuf. Depuis vingt ans, le pays n’avait pas connu de tragédie aérienne de cette ampleur.

Les causes de l’accident sont encore incertaines, le directeur de l’aéronautique colombienne a confirmé que l’avion, en provenance de Bolivie, avait informé la tour de contrôle de problèmes électriques avant de disparaître des radars. Deuxième information : l’avion n’a pas explosé, ce qui semble indiquer qu’il n’avait plus d’essence.

Il aurait volé en cercle avant de s’écraser, selon des témoins. Selon une radio locale, la W, deux avions ont au même moment demandé un atterrissage d’urgence, l’autre avion, colombien, a lui atterri. L’arrivée des secours a été compliquée par la topographie et par la météo. Mais mardi à midi, une cinquantaine de corps avait déjà été récupérée. Il y a sept survivants.

L’Atletico National, l’équipe colombienne hôte, a proposé que le titre de champion sud-américain soit symboliquement remis à Chapecoense à titre posthume.

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