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Le journaliste Facely Konaté menacé de mort par des sbires du Directeur de la police: « il monte des gens contre moi »

Depuis la publication de la déclaration du directeur général de la police, le journaliste correspondant de GUINEENEWS est menacé par des acolytes du directeur Bangaly Kourouma.

Facely Konaté reçoit régulièrement des appels ou encore des messages anonyme lui proférant des menaces de mort.

Lisez attentivement ses explications…

« Depuis la publication de cet article, je ne cesse de recevoir des appels et des messages de personnes inconnues qui profèrent parfois des menaces, des injures. En disant on te connais très bien, tu ne va plus déformer des propos de quelqu’un. Tu veux salir le directeur général de la police, mais tu ne pourra pas.

Vendredi, je reste dans cette situation, c’est un certains Souleymane Keïta qui m’appelle à 21h 32. Il me demande si je suis Facely, je dis oui. Il me dis c’est bien vous le correspondant de GUINEENEWS à N’Zérékoré? Je dis oui. Il me dis qu’il est Souleymane Keïta conseiller chargé de mission à la présidence. Il dit qu’il est avec le DG de la police et qu’il souhaiterait me rencontrer. Je lui ai dis qu’il se fait déjà tard, je ne peux pas sortir. Je lui ai dis si ça vous tien, demain matin c’est bon. Il me répond que la journée ils seront occupé, on peut faire ça à 19h. Je lui ai dis que moi je ne sors pas la nuit et tout le monde le sais à N’Zérékoré.

Un agent des services secret l’averti

Dimanche matin il m’a rappelé pour me dire samedi on était occupé, es ce qu’on peut te rencontrer aujourd’hui à 20h à la villa civile? Je me suis demandé pourquoi toujours la nuit? Mais entre temps, dans la nuit de samedi à 23h, il y a une connaissance, un jeune que je vois ici qui m’a appelé, sur messenger aux environs de 23h. Mais je n’ai pas répondu, il me laisse un message avec ses numéros en me disant de l’appeler urgemment. Je l’ai appelé. Il me dit mon ami j’entend de mauvaises choses sur toi. Il me dit vraiment fait attention ces jours-ci. Je lui ais demandé ce qui ne va pas. Il me dit qu’on n’en parlera pas au téléphone mais qu’il était chez le DG de la police et tu sais ce que je veux dire. Il me dis demain matin appel moi que je puisse te dire où je suis pour qu’on se retrouve. Le dimanche matin je l’ai appelé, il me dit qu’il était dans un café. Je suis allé le trouver de ce côté. Il me dit mon frère, tu es trop jeune. Moi je te dis que je suis du service de renseignement mais es ce que tu le savais? Je dis non. Il me dis je suis du bataillon commando mais tu ne le sais pas. Je viens te parler par ce que tu es un jeune très respectueux. Le DG dit que c’est à cause de toi aujourd’hui, que tout le monde est entrain de parler de lui. Les médias en Guinée et à l’extérieur. L’opposition demande son départ et que même le président de la république l’a appelé pour dire que les propos qu’il a tenu ce n’est pas lui qui lui a demandé de tenir. Donc il est menacé. Il me dis ce que je peux te dire, méfie toi ces jours-ci par ce que il est entrain de monter des gens contre toi.

Ce n’est pas la première fois qu’il est pris pour cible

Je connais la mentalité des gens d’ici. Ce n’est pas la première fois. Je rappelle qu’à la veille des élections présidentielles de 2015, j’avais fait un reportage pour radio espace, qui a suscité beaucoup de réactions avec des menaces également. Je suis resté à Conakry lorsqu’on m’a appelé pour me dire que ma maison a été ciblée par des gens. Il a fallu que j’appel le commandant de la gendarmerie pour qu’il puisse intervenir. Donc je prends très au sérieux ces menaces.

Je dirais au Directeur général de la police, c’est clair ce qu’il a dit. Je suis surpris aujourd’hui qu’il se rétracte en niant les propos que lui même a tenu.  Par ce que le lendemain, lui même il est revenu dessus pour dire qu’on ne peut pas dire quelque chose et faire marche arrière. Ce qu’il a dit au siège, il l’assume, il insiste et il persiste dessus. Je suis surpris aujourd’hui qu’il se rétracte pour dire que ses propos ont été déformé ou qu’ils ne viennent pas de lui. Encore une fois, monsieur le directeur général de la police,  ayez le courage d’assumer vos propos. C’est extrêmement important quelque soit les conséquences.

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