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Fatou Baldé du CNOSC: « nous avons signé pour donner la chance à la paix »

La première vice présidente chargée des questions politiques du conseil national des organisation de la société civile est sortie de son silence ce lundi 31 octobre. Fatou Baldé soutient que les autres membres du bureau du CONSC ont bel et bien été consulté avant la signature par le CNOCS de l’accord du12 octobre.

Fatou Baldé qualifie même d’irresponsables, ceux qui parle de gestion unilatérale du CNOSC.

 » C’est une irresponsabilité avéré de ces personnes par ce que nous nous sommes élus par un collège de démembrements qui sont dans les préfectures. Nous avons appelé les 8 conseillers régionaux qui avaient dit qu’on signe par ce qu’il faut donner la chance à le paix. Même le doyen de Kindia a dit que si la violation d’une loi peut sauver un pays, il faut le faire en paraphrasant un proverbe malinké » clame t-elle.

Elle déclare que le CNOSC a privilégié la paix.

« Lors qu’il s’agissait de dialoguer on a délégué un de nos collaborateur qui est parti au nom du CNOSC. Lorsqu’il s’agissait de signer, nous nous sommes retrouvé et on a appelé tous nos démembrements pour qu’ils donnent quitus à l’acte que nous allions poser. Nous nous sommes retrouvés en réunions pour analyser la situation. Qu’on signe ou qu’on ne signe pas, une chose reste claire, les protagonistes pour lesquels le dialogue a été ouvert allaient signer les accords. On a dit qu’on signe mais projetons nous sur le long terme puisse qu’il va être question d’amendement électoral. Nous avons des éléments solides aujourd’hui pour qu’on arrive à des élections de moins en moins contestées dans notre pays » dit Fatou Baldé.

Fatou Baldé fait remarqué que ce n’est pas la première fois qu’on tord la main à la loi, au nom de la paix.

« La première fois que nous avons tordu la main au président Lansana Conté s’était le 27 janvier 2007. Les accord du 27 janvier ont pratiquement primé sur la constitution au nom de la paix pour calmer la situation ».

Elle rappelle d’ailleurs que depuis 2010, des observateurs nationaux et internationaux font état des insuffisances du code électoral.

« Depuis 2010 on dit qu’il y a des problèmes avec le code électoral. En l’état actuel, personne n’a violé la loi par ce que les accords ne sont pas appliqués » explique Fatou Baldé.

Toute fois, la militante de la société civile soutient qu’aucune loi n’a été pour le moment violée.

« En l’état actuel des choses, les accord sont signés et déposés. Aucun acte n’est posé qui viole la loi. C’est si nous partions à des élections sans avoir conformer le code électoral, qu’il y a problème et là c’est une violation flagrante de la loi. Et les organisations de la société civile que nous sommes, nous nous opposons catégoriquement à toute forme de violation de la loi ».

Et d’ajouter: « lorsque nous avons dit qu’il faut organiser les élections de la base au sommet, nous avons fait une proposition de transition à l’époque, il y a eut des problème. D’une transition nous sommes tombés dans une autre. Nous sommes partis prendre la déclaration intra putschiste entre Dadis et Sékouba Konaté qu’on a appelé accord de Ouagadougou. On est venu inverser la pyramide. La presse était là, la société civile était là. Tellement qu’on était pressé de chasser les militaires, on a pas ouvert les yeux. A l’époque aussi s’était au nom de la paix. Donc lorsqu’on inverse les choses, voilà les conséquences » conclut Fatou Baldé.

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