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Démission de Aboubacar Sylla du CNOSC: il accuse Dansa Kourouma de gestion unilatérale

Ce jeudi 27 octobre,  le chargé des questions de jeunesse et d’emploi du conseil national des organisations de la société civile a jeté l’éponge. Aboubacar Sylla proteste ainsi contre ce qu’il appelle « gestion unilatérale du CNOSC par Dansa Kourouma. Lisez…

« Il y a deux ans que je suis dans le bureau du conseil. Je vous avoue que durant ces deux ans, je n’ai pas apporté grand chose. Vu tout ce qui se passe autour de la gouvernance interne et externe du conseil, vu les multiples alertes que j’ai lancé à mes collègues en décembre 2015, sur comment le président et son petit clan menaient notre petit bateau, je trouvais que bientôt on allait prendre de l’eau. Dès lors, j’ai écris un mémorandum de 3 pages que j’ai adressé à l’ensemble des membres du bureau et aux 8 présidents des coordinations régionales. S’était pour qu’on revienne sur terre. Malheureusement 11 mois après, c’est devenu plus chaotique qu’on ne s’attendait. Il y avait une violation flagrante des textes juridiques et réglementaires. Le président a fait un organigramme où il se met au dessus de l’assemblée. Quand vous prenez les 17 membres du bureau aujourd’hui, plus de 50% ne siègent plus au sein du conseil. Et le président m’a dit un jour que le conseil est une question de survie. Au lieu qu’on soit la solution pour se conseil, on est devenu le problème à la lumière de la vérité. La mauvaise gouvernance a pris un élan plus fort, les mesures administratives de gestion financière n’existent pas, le personnel du conseil n’a pas de contrat, aucun texte réglementaire n’a été validé au sein du conseil national à part les statuts et règlement intérieur. Le plan stratégique qu’on avait élaboré est dans les tiroirs. Donc il y a un problème de gouvernance et de leadership surtout. L’hypocrisie qui a gangrené le bureau est responsable de ce qui est aujourd’hui. personne n’a réagit. Pendant que l’ensemble de nos linges sont salent. La saleté a fini de détruire notre linge. Je avoue aujourd’hui, moi je quitte avec fierté et demain d’autre guinéens vont quitter ce conseil, ou qu’il y ait des pétitions contre le président et ses acolytes pour que si le conseil doit continuer, qu’il continue dans l’intérêt du citoyen guinéen et non dans l’intérêt d’un individu ou des individus. L’institution vaut ce que valent ses textes et leurs application. Ceux qui disent qu’il y a ceci et cela, il n y a que 2 ans que je suis dans le bureau. Une année je fais des alertes. Les gens pour leur intérêt égoïste ont fait un super président en laissant l’ensemble des textes qui régissent l’organisation. Dès la fin de la 2ème année je démissionne, c’est que je suis l’homme le plus normal de ce bureau.

Tout récemment il a organisé le forum social, il s’est criblé de dette. Le partenaire qui voulait financé par mauvaise gouvernance a dit qu’il ne rembourse pas.  Lui seul ils se lève un beau matin, il attend à 11h, il dit qu’il y a une réunion à midi.

Docteur Abdoulaye Diallo et Dansa Kourouma tout guinéen est au courant qu’ils sont dans la même organisation, ils font la promotion de leur « rasigui ».   Mais ce n’était pas à Dansa de désigner quelqu’un. C’est le bureau exécutif qui devait désigner et de surcroit il y a un vice président chargé des questions politiques. Mais si on occulte tout cela et en petit copain on dit « toi va là-bas ». Lui il signe avec toute la joie et c’est un président qui ne sais pas ce qu’il fait, ce qu’il dit. Il déclare qu’on a signé sous réserve. Quelle réserve? Maintenant il amené Abdoulaye dans un cadre vicieux et on est entrain de le déchiqueter. C’est tout. Dansa est responsable de tout ça là, parce qu’il avait quelque chose derrière la tête. C’est lui qui dit que le conseil c’est une question de survie pour lui. Moi ce n’est pas une question de survie, c’est une question de responsabilité. Pour moi le fait qu’il ait signé l’accord fait partie des éléments de nom respect des membres du bureau qui m’ont amené à quitter le conseil. L’arrogance ne rime à rien.

Vous avez entendu la cacophonie de nos ratés suite à la signature de cet accord. Dans aucun pays au monde, on ne peut retirer l’essentiel des droits des citoyens à se gouverner. En Guinée, où le conseil national représenté par deux personnes ont engagé la société civile à une perte de vitesse.

Dansa Kourouma n’a pas souhaité faire de commentaire. Il a simplement déclaré que c’est un non évènement. Toute fois, il promet qu’une conférence de presse sera tenue d’ici lundi pour éclairer les lanternes.

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