mercredi 26 septembre 2018
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Le député Alpha Sylla Bah signe la pétition contre l’accord du 12 octobre: les raisons

Le député et allié politique de l’UFDG Alpha Sylla Bah n’est pas d’accord avec les accords politques du 12 octobre. Il est signataire de la pétition contre cet accord. Ce mardi 25 octobre, il a dit pourquoi il n’est pas d’accord. « Un assaut contre les libertés citoyennes » a t-il dit.

« Il s’agit d’un assaut délibéré sur la liberté des citoyens. Dans beaucoup de pays du  monde, on se bat pour la liberté, on meurt pour la liberté. En Guinée, la constitution nous confère cette liberté de pouvoir élire nos représentants et nous voulons nous en défaire à travers un consensus entre deux partis politiques et le gouvernement. C’est un assaut contre la liberté et une insulte à l’intelligence du guinéen de dire que ils vont être gérés par des personnes nommées plutôt que des personnes élus.  C’est un droit fondamentale qu’on est entrain de leur retirer. Quelque soit le nombre de gens qui se lèveront contre cette loi, je ferais parti de ces gens même s’ils sont dans la minorité. Je pense que au regard des discussions que j’ai eu avec beaucoup de députés aussi bien de la mouvance que de l’opposition, nous avons une chance de bloquer la modification de cette loi.

Dans un premier temps nous voulons sensibiliser tout le monde par rapport à l’importance de cette pétition. La nécessité de bloquer la modification de la constitution. Je crois nous sommes compris et vous verrez les réactions à la base. Et cette base là va faire pression sur les députés. Au sein de l’Assemblée je suis certains d’avoir le tiers des députés qui vont s’opposer à la modification de cette loi par ce qu’il faut 75 députés pour modifier cette disposition.

Nous sommes entrain de faire un travail à l’interne. On se consulte entre députés. Ces députés ont la latitude de voter pour leur conscience. On va faire un vote par bulletin secret ce qui est  autorisé par la loi. On va voir que cette modification ne passera pas. Mais nous comptons surtout sur la pression des citoyens. Par ce que ici c’est pas un problème de parti, c’est tous les citoyens guinéens qui sont interpellés. On veut leur priver du droit d’élire leurs représentants. Ce droit il est consacré par la constitution. Une dizaine de député peut interpeller la Cour Constitutionnelle sur cette question.

Nous avons décider de fédérer nos forces, nous battre pour qu’il n y a pas modification de la constitution par rapport à ces deux points particuliers » a t-il déclaré.

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