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Accord politique: « les gens croient que le président est d’accord mais rien n’est encore dit » clame Bah Oury

L’accord politique du 12 octobre continue d’alimenter la polémique. Les acteurs politiques ne s’y accordent pas. Le vice président exclut de l’UFDG déclare que c’est un mépris de la loi. Bah Oury dit que tout n’est pas perdu pour les frondeurs de cet accord.

A l’entame, Bah Oury salue le fait que les acteurs politiques soient disposés à calmer les ardeurs.

« Ce sujet est extrêmement important par ce que ça révèle la mentalité politique dominante dans notre pays. Je salue le fait que certains se rendent compte qu’il ne faut pas faire descendre dans la rue avec un Thierno Hamidou qui a été tué pour dire maintenant décrispation. La décrispation doit être une volonté profonde par rapport à l’intérêt du pays et à son avenir pour sa stabilité » déclare Bah Oury.

Avant d’enchainer: « maintenant en ce qui concerne le contenu, c’est un mépris de la loi de bout en bout. Ils se retrouvent en deux groupes, ils s’insurgent comme étant la représentation la plus globale de la société guinéenne ce qui est archi faux. Toutes les sensibilités n’ont pas été représentées. Ils décident de cour circuiter l’Assemblée Nationale et ils deviennent des sources de droit pour dire nous allons nous allons changer telles dispositions de la loi. Mais c’est une violation de la loi et une insulte aux députés qui doivent en âme et conscience décider de ce qui est bien et de ce qui est mauvais en terme de formulation de la loi. Si l’Assemblée fait ça, elle sera simplement une caisse de résonnance » dit-il.

Tout n’est pas perdu pour autant se réjouit-il. Les signataires ont vite fait d’aller en besogne raille t-il.

« Maintenant il y a un autre acteur qui n’a pas été évoqué, c’est la président de la République. Les gens croient que le président de la République est déjà d’accord avec ça. Mais rien n’est encore dit. Lorsque vous voulez la quiétude, la paix, il y a quelqu’un, un petit garnement qui dit tant que je n’ai pas tel jouet, je vais tout casser etc. Qu’est ce que vous faites, vous lui donné des sucettes pour qu’il vous laisse tranquille » clame Bah Oury.

Il espère que le chef de l’Etat qui ne s’est pas encore prononcé expressément sur le contenu des textes de l’accord prendra ses responsabilités.

 » Le chef de l’Etat qui est la clé de voûte des institutions de ce pays doit veiller à faire respecter toutes les institutions de ce pays. Qui que se soit ne doit être encouragé lorsque les lois de la République sont entrain d’être violées de manière publique et que l’intérêt national est en danger » prône t-il.

De toute façon, les jeunes ne se laisseront pas faire une fois de plus a t-il dit.

« Les jeunes n’accepteront plus d’être pris en otage par des générations qui ont gâché l’avenir de la Guinée dans les années 60, 70, 80 et 90 et qui sont entrain de gâcher l’avenir de toute une génération pour les 20 prochaines années » a conclut Bah Oury.

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