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Fatoumata Sangaré et son bébé meurent à l’hôpital Ignace Deen dans des conditions lamentables

Le dimanche 9 octobre dernier, une femme enceinte meurt en donnant la vie à l’Hôpital Ignace Deen. Selon l’époux de la victime, la négligence des medecins a causé la perte de sa femme et de son enfant. Ils ont privillégié l’argent au détriment de la vie humaine lance t-il.

 

« Ma femme était en grossesse de huit mois et souffrait de rhumatisme. Elle a commencé à se plaindre de douleurs à partir du samedi 01 Octobre 2016, suite à cela, ma belle-mère et sa sœur l’on conduit dans une clinique privée située dans la haute banlieue de Conakry.  C’est à partir de cette clinique qu’ils ont diagnostiqué qu’elle souffrait d’une anémie. Suite à ce constat ma belle mère s’est dirigée vers le Centre National de Transfusion Sanguine de Donka. Nous avons été outrés par l’attitude d’une dame nommée Madame Hadja Kaba, qui a refusé de nous fournir du sang. Selon elle il fallait six donneurs pour recevoir trois poches. Pour les trois nous avions déboursé 600.000 GNF.

C’est après cette étape qu’on l’a conduit vers le CHU d’Ignace-Deen, pour son accouchement.  Lundi 03 octobre, sur demande du médecin nous avions fait une échographie qui nous a révélé que l’enfant était bien portant.  Malgré les deux jours d’hospitalisation ma femme n’a pas été opérée.  Le  mercredi j’ai supplié Docteur Kourouma d’opérer ma femme il m’a dit jeudi.

Après le décès du bébé, professeur Sy a ordonné d’opérer ma femme pour extraire l’enfant de son ventre puisqu’elle se tordait de douleurs. J’ya ai passé toute la nuit pour supplier Dr Kourouma afin qu’il fasse cette opération salvatrice (il marque un temps d’arrêt  encore, ndlr), impossible. Il a fallu l’arrivée inopinée de Dr Ibrahima Koussy Bah, qui a constaté que ma femme manquait de sang.

Pendant ce temps elle se tordit de douleur dans la salle de réanimation de l’hôpital Ignace-Deen. Nous sommes vendredi, je n’ai pas vu Fatou de toute la journée puisque l’accès de la salle  m’étais interdit. C’est ainsi que j’ai décidé de forcer la rentrée, ce que j’ai vu m’a révolté, puisque j’ai vu mon épouse par terre entrain de se tordre de douleurs sans aucun soutien. Le dimanche à 05 heures du matin elle a rendu l’âme ».

Momo Yansané, Inspecteur principal de police en service au Commissariat Central de Bonfi , s’en remet à Dieu.

 

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