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Mort d’homme à Bambéto: le Colonel Ansoumane Camara Baffoé revient sur les faits

Le Chef des unités d’intervention de la police nationale, le Colonel Ansoumane Bafoé Camara revient sur l’arrestation du présumé auteur du coup de feu qui a couté la vie au jeune commerçant Thierno Hamidou Diallo.

« Aux environs de 17 heures 30 pendant que les marcheurs quittaient l’esplanade du stade, aux alentours du rond-point de Bambéto, des jeunes avaient barricadé la route. Les policiers sont intervenus. Dans les échauffourées des coups de feu seraient partis et qu’un jeune qui serait au 3ème étage a pris une balle au niveau de la gorge. Puisque la planification est faite de façon à ce que chaque zone soit dirigée par un officier, l’unité est identifiée, j’ai interpelé toute la brigade qui était à ce niveau et dirigé par le capitaine Kaly Diallo. Après vérification, il s’est trouvé que le capitaine Kaly Diallo était porteur de PMAK » déclare t-il.

Le Colonel Bafoé déclare que rien n’indique que le capitaine Kaly a véritablement ouvert le feu sur le jeune homme. Mais les consignes étaient claires, pas d’arme à feu sur le terrain.

 » Je ne dis pas que c’est lui qui a tiré parce qu’on n’a pas la preuve, mais puisque les consignes n’ont pas été respectées, il a été interpelé. Les consignes étaient formelles, elles ont été verbales et écrites. Elles ont été distribuées à tout officier de maintien de l’ordre en disant que les armes de guerre sont interdites. Toute arme non conventionnelle en maintien d’ordre était interdite. On est même allé jusqu’à dire aux responsables, aux chefs de brigades, aux chefs de sections, aux commandant de compagnie, de palper les éléments par véhicule et vérifier les véhicules. Si lui-même, en tant que chef d’un dispositif sort avec son PMAK, que le tir provienne de lui ou pas, jusqu’à preuve de contraire, il n’a pas respecté les consignes. Il été donc arrêté et déposé à la Direction de la police judiciaire, pour des enquêtes » dit il.

Un officier calme, disponible, qui ne crée pas de problèmes ainsi qu’il le décrit. Et pourtant.

« Je ne connais pas d’antécédent de lui, sincèrement. Mais notre métier, la partie difficile c’est ça. Tu as 40 ans de service, à la quarantième année, tu commets une seule bavure, ça fout tes autres trente-neuf années de carrière en l’air. Quand tu fais du bien, personne ne fait attention à toi. Mais le jour où tu feras du mauvais, c’est le monde entier qui va parler de toi » regrette Ansoumane Camara.

Le capitaine Kaly est actuellement aux mains de la justice. Il est entendu sur PV. Pour le moment, il est suspendu des rangs des unités d’intervention en attendant qu’il soit blanchi.

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