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Gabon: le jeu politique modifié après les nouveaux soutiens à Jean Ping

Au Gabon, deux poids lourds de l’opposition, Guy Nzouba Ndama et Casimir Oyé Mba, se sont officiellement ralliés à Jean Ping. C’est un tournant dans la campagne électorale, à quelques jours de la présidentielle du 27 août. Ali Bongo, chef de l’Etat sortant et candidat à sa succession, voit donc face à lui se former une alliance entre ses trois principaux adversaires. Au lendemain de cet accord, ce ralliement derrière Jean Ping change-t-il la donne ?

Le ralliement derrière Jean Ping envoie un signal fort. Même s’il est difficile d’évaluer leur poids électoral exact, ce sont quand même lestrois principaux poids lourds de l’opposition qui viennent de s’unir.

Le sociologue Anaclet Bissiélo, qui est proche de l’opposition, dit que ça montre enfin la capacité des opposants à dépasser leurs clivages et leurs intérêts particuliers. Pour lui, cette initiative c’est le ressort psychologique qui manquait et elle va bénéficier d’une lame de fond préparée de longue date par la société civile, par des syndicats, par des intellectuels, pour barrer la route à Ali Bongo.

Une analyse nuancée par Guy Rossatanga-Rignault. Professeur à l’université de Libreville, il reconnait que c’est un tournant qui aura des conséquences dans les urnes. Mais d’après lui, les électeurs de Casimir Oyé Mba et Guy Nzouba Ndama ne voteront pas tous pour Jean Ping, loin de là. Notamment parce qu’une partie de l’opposition reproche à Jean Ping d’avoir tenté un coup de force en début d’année pour se faire choisir comme candidat unique. Cela avait créé du ressentiment. Là-dessus, Anaclet Bissiélo dit que chacun à son passif et son actif, et qu’il faut laisser de côté les anciens conflits.

Une des inconnues c’est aussi de savoir ce que feront les autres candidats. Le candidat indépendant Bruno Ben Moubamba a déjà déclaré qu’il ne se rallierait pas.
Léon Paul Ngoulakia dit qu’il est solidaire de cette décision, mais qu’il a besoin d’un temps de réflexion pour prendre sa décision.

Il faudra voir aussi ce que décideront d’autres figures de l’opposition comme Raymond Ndong Sima et Pierre Claver Maganga Moussavou. Le professeur Rossatanga-Rignault estime en tout cas que ces alliances auraient dû se faire avant la campagne et qu’elles arrivent beaucoup trop tard.

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