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TPI de Dixinn: Ousmane Gaoual Diallo entendu par un juge

Le député uninominal de Gaoual,  Ousmane Gaoaul Diallo, a comparu devant le tribunal de première instance de Dixinn ce mercredi 10 Août.

Le député s’est montré très serein à la barre.

Dès l’ouverture du procès, Ousmane Gaoual Diallo a été bombardé de question par  les avocat e la partie civile.

« Avez-vous prononcé le mot criminel à l’endroit du chef de l’Etat?, lui demande le juge. “non ! Ce n’est pas au Chef de l’Etat, mais à l’endroit d’un leader qui a ténu un discours au siège d’un parti politique « , a répondu le prévenu.

 » Avez-vous tenu ces propos en tant que député ou en tant que leader politique ? « , poursuit le président du tribunal. « Je ne fais pas de distinguo entre les deux. Je fais la politique en tout lieu », martèle l’élu de Gaoual.

« Il faut que Bantama Sow sache qu’on ira jusqu’à Bantama pour chercher ses parents s’il provoque la violence. Ces propos sont-ils de vous?, lui demande maître Pépé Pierre Lamah, de la partie civile. » lisez les phrases, ne les tronquez pas… La succession des phrases entrecoupées n’est qu’un dessein », réplique le député, expliquant que son discours avait un sens.

Et l’avocat de revenir à la charge : »Qu’est-ce qui vous a motivé à prononcer ces mots ? »  » Nous sommes dans un débat politique. Lorsque vos adversaires vous traitent de criminel, vous êtes en droit de répliquer », rétorque le parlementaire ».

« Le mot génocide visait quelle communauté ? », retorque l’avocat mais  le président du tribunal a vite fait de demander à Maître Pépé Pierre de retirer ses propos.

« Trouvez vous normal de prononcer des propos incitant au meurtre, des propos carnages, génocide ? », interroge l’avocat.

« Ces mots ont permis de prévenir un risque potentiel de violences dans notre pays… Lorsque vous conditionnez les forces de l’ordre à faire croire que l’opposition est armée, vous facilitez la répression. S’il y a répression…on ne peut pas savoir où cela peut mener « , lance Ousmane Gaoual Diallo.

Il dit avoir répondu à une déclaration de Bantama Sow, qui a publiquement avoué qu’il préparait des contres manifestants.

Maître Mohamed Sampil un autre avocat de la partie civile, a demandé « Est-ce normal d’appeler à la guerre civile ? », dit l’ancien bâtonnier. « Je n’ai jamais appelé à la guerre civile ou au génocide. J’ai tenu ce discours pour réveiller les consciences. Si cela est aujourd’hui, tant mieux… », s’est défendu le député.

Le député de l’UFDG, et ses avocats ont plaidé non coupable. Ces avocats demandent que leur client soit relaxé.

Les plaignants Hady Barry et le Ministre Bantama Sow étaient présent dans la salle d’audience pour ce deuxième jour du procès contre Ousmane Gaoual.

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