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Le bénéfice d’Ecobank chute de 42 % au premier semestre

Le géant bancaire panafricain a enregistré une chute de -42 % de son résultat net part du groupe au premier semestre de cette année, marqué par une contre-performance au Nigeria, où sa filiale a vu son bénéfice reculer de -63 millions de dollars.

Ecobank Transational Incorporated (ETI) a enregistré au premier semestre 2016 un produit net de 1,02 milliard de dollars en léger recul de -5 % sur un an, selon les résultats non-audités, publiés à la Bourse d’Abidjan, le vendredi 29 juillet.

Un contexte de « morosité » de l’activité économique

Son bénéfice après impôt est en revanche en très nette baisse à 152,32 millions de dollars (-38 %). Une contre-performance légèrement aggravée par les effets de change (en dollars constants, la chute est de -34,42 %). Le résultat net part du groupe est en baisse de -42 % à 126,59 millions de dollars. Une chute qui intervient après un second semestre 2015 particulièrement éprouvant.

« Nos résultats du premier semestre 2016 sont modestes et interviennent dans un contexte de morosité de l’activité économique et d’incertitude des marchés », a souligné dans un communiqué le Nigérian Ade Ayeyemi, directeur général du groupe Ecobank.

« Cependant, notre modèle d’affaires diversifié et notre stratégie continuent de contribuer positivement aux résultats du Groupe et demeurent une source d’avantage compétitif », a-t-il insisté.

C’est surtout au Nigeria que les résultats les plus décevants ont été enregistrés.

Performances régionales

Le groupe bancaire panafricain (présent dans 36 pays de la région) a connu une performance assez contrastée à travers ses implantations, selon les résultats non-consolidés publiés vendredi dernier.

C’est surtout au Nigeria, son premier marché sur le continent, que les résultats les plus décevants ont été enregistrés.

La filiale nigériane d’Ecobank a vu son produit net bancaire chuter de -15 % à 381 millions de dollars (hors effets de la dépréciation du naira, le recul est de -12,22 %). Son résultat après impôts est en baisse de -51 % à 62 millions de dollars. Ce recul a contribué à environ 68,5 % de la chute du bénéfice net du groupe panafricaine au premier semestre.

Ecobank Nigeria a, par ailleurs, vu ses pertes pour dépréciations quasiment doubler à 85 millions de dollars à la fin juin 2016 (+81 % sur un an). Les pertes de valeur sur le portefeuille de prêts et créances au Nigeria ont durement affecté les résultats du groupe panafricain, puisqu’ils représentent 53 % des dépréciations globales d’ETI, qui ont atteint 161 millions de dollars au premier semestre (+78 % sur un an).

Dans la zone Uemoa, les résultats du groupe bancaire au premier semestre ont été plus encourageants. Le produit net bancaire régional y est en hausse de +2 % sur un an à 222 millions de dollars et le recul du bénéfice y est moindre (-20 % à 50 millions de dollars). Toutefois, les pertes pour dépréciations y ont été proportionnellement assez importantes : +114 % à 33 millions de dollars.

Les résultats d’Ecobank dans la région Afrique centrale, orientale et australe (CESA) ont été profondément marqués par les effets de change.

Dans le reste de l’Afrique de l’ouest (Ghana, Gambie, Sierra Leone, Guinée et Liberia), le produit net bancaire a bondi de +12 % au premier semestre 2016 à 201 millions de dollars – hors effets de change, la hausse est encore plus forte : +17,2 % à 211 millions de dollars.

Le bénéfice après impôts est en progression de +6 % à 64 millions de dollars (+10 % hors effets de change) et la croissance des pertes pour dépréciations est moins élevée : +54 % à 13 millions de dollars.

Les résultats d’Ecobank dans la région Afrique centrale, orientale et australe (CESA) ont été, eux, plus profondément marqués par les effets de change. Le produit net bancaire du groupe y est en recul de -5 % à 187 millions de dollars (hors effets de change, les revenus sont en hausse de +14 % à 226 millions de dollars).

Le bénéfice après impôts est en baisse de -6 % à 27 millions de dollars (+37 % à 37 millions de dollars, hors baisse des taux de change). Les pertes pour dépréciations y atteignent 16 millions de dollars (+14 %) au premier semestre 2016.

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